The Merge: L’importante blockchain Ethereum réussit sa mutation

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The MergeL’importante blockchain Ethereum réussit sa mutation

La plus importante blockchain dans le monde des cryptomonnaies, après celle utilisée pour les bitcoins, a bouleversé son mode de fonctionnement, afin de devenir moins énergivore.

La blockchain Ethereum et sa monnaie virtuelle l’ether.

La blockchain Ethereum et sa monnaie virtuelle l’ether.

REUTERS

«Et nous avons finalisé! (…) Tous ceux qui ont contribué à réussir le Merge (ndlr: fusion, le nom technique de la mutation) peuvent se sentir très fiers aujourd’hui», a tweeté Vitalik Buterin, cofondateur et figure tutélaire de la blockchain Ethereum. La plus importante dans le monde des cryptomonnaies après celle utilisée pour les bitcoins, a réussi la mutation technique qui doit la rendre plus efficace et moins consommatrice d’énergie, selon les principaux acteurs de l’opération jeudi. Le «Merge» consiste à changer le mode de validation des opérations sur la «chaîne de blocs», un immense registre informatique infalsifiable.

L’Ether, la cryptomonnaie directement liée à Ethereum, ne représente qu’environ 20% de la valeur totale des monnaies virtuelles existantes, en deuxième position derrière le bitcoin (40%). Mais Ethereum possède un champ d’applications beaucoup plus vaste que son concurrent, car elle sert de support à de multiples usages, comme les échanges de NFT. Afin de devenir moins énergivore dans un contexte de croissance rapide, Ethereum a décidé d’opérer une mue vers un système moins consommateur d’énergie. Une opération risquée, qui a été comparée par certains au remplacement d’un moteur diesel par un moteur électrique sur un véhicule en marche.

De «Proof of Work» à «Proof of Stake»

Concrètement, c’est l’un des piliers de cette («blockchain») «chaîne de blocs» – la technologie qui sert notamment de support aux cryptomonnaies – qui a été modifié. Comme elle fonctionne sans autorité centrale, il revient donc à certains de ses utilisateurs de valider les opérations qui y ont lieu, comme des échanges de NFT. Jusqu’ici, pour appartenir à ce cercle de «validateurs», il fallait résoudre un calcul très complexe demandant une grande puissance de calcul informatique. L’exercice, appelé «Proof of Work» en anglais («Preuve de travail»), consomme une grande quantité d’électricité et l’idée était donc de trouver une alternative plus verte. Désormais, il faudra donc placer une mise de 32 Ether (la cryptomonnaie associée à Ethereum, soit environ 50’000 francs) pour pouvoir valider sur la «blockchain», cette somme pouvant être saisie en cas de mauvaise conduite, une méthode appelée «Proof of Stake» («Preuve d’enjeu» en français).

Binance reprend les échanges

Après cette «mutation» jeudi, Binance, la plus grande plateforme mondiale d’échange de cryptomonnaies, a annoncé de son côté sur Twitter qu’elle reprenait les échanges sur Ether. Binance avait suspendu par précaution ces échanges avant l’opération, comme la plupart des autres places d’échanges de cryptomonnaies. Pour l’instant, «tout s’est passé exactement comme prévu», a indiqué à l’AFP Simon Polrot, un spécialiste de la blockchain et ancien président de l’Association pour le développement des actifs numériques (ADAN).

(AFP)

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