France - L’incendiaire de Courchevel libéré grâce à un vice de procédure
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FranceL’incendiaire de Courchevel libéré grâce à un vice de procédure

Le jeune Algérien accusé d’avoir mis le feu à un bâtiment de la station de ski savoyarde, sinistre qui avait fait deux morts en 2019, est sorti de prison.

En janvier 2019, un incendie s’était déclaré dans un bâtiment de Courchevel, faisant deux morts et plus de vingt blessés. Soupçonné d’avoir provoqué le sinistre, un jeune Algérien avait été arrêté deux mois plus tard.

En janvier 2019, un incendie s’était déclaré dans un bâtiment de Courchevel, faisant deux morts et plus de vingt blessés. Soupçonné d’avoir provoqué le sinistre, un jeune Algérien avait été arrêté deux mois plus tard.

AFP

La justice française a ordonné la libération du jeune Algérien inculpé pour un incendie en 2019 dans la station de ski huppée de Courchevel, qui avait fait deux morts, à la suite d’une erreur de procédure, a-t-on appris samedi de sources judiciaires.

Le 20 janvier 2019, un incendie avait été provoqué dans un bâtiment appartenant à un homme d’affaires de la célèbre station des Alpes, et dans lequel étaient hébergés des saisonniers. Deux d’entre eux avaient succombé, une femme de 32 ans et un homme de 50 ans, et une vingtaine d’autres avaient été blessés.

Le feu s’était déclaré le 20 janvier 2019 dans un bâtiment de Courchevel abritant des saisonniers.

AFP/Facebook/Twitter

Un Algérien, âgé alors de 22 ans, connu des services de police pour des faits liés au trafic de drogue, avait été interpellé en mars de la même année.

Depuis, il a changé à huit reprises d’avocat, jusqu’au dernier changement intervenu en octobre 2020. Cette dernière modification n’aurait pas été communiquée à tous les échelons de l’institution, et, lors du débat autour de la prolongation de sa détention provisoire, le 19 mars, l’avocat convoqué n’était pas le bon.

Placé sous contrôle judiciaire «strict»

Une autre date d’audience avait alors été décidée, le 26 mars, précise une source judiciaire. Mais le bon avocat n’avait cette fois pas été convoqué dans les délais impartis. Aussi, la Cour d’appel de Chambéry «est obligée de constater la nullité» de sa détention, a expliqué une source judiciaire.

Le procureur de Chambéry, Pierre-Yves Michau, a confirmé qu’il s’agissait d’un «dysfonctionnement qui portait atteinte aux droits fondamentaux du mis en cause».

Le jeune ressortissant algérien a été placé sous contrôle judiciaire «strict», précise la source judiciaire, avec notamment la confiscation de son passeport et l’interdiction de quitter le département de l’Hérault (sud-ouest) où il réside.

Au moment de son interpellation en 2019, il tentait de quitter le pays en direction de l’Espagne. Il avait été inculpé en avril 2019 pour «destruction par incendie ayant entraîné la mort» et «détention d’arme».

(AFP)

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