Initiative contre l'élevage intensif: 62,86% de NON aux votations

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Votations du 25 septembrePoules et cochons ne verront pas leurs conditions évoluer

L’élevage intensif ne sera pas banni en Suisse. Dimanche, le peuple a dit non à l’initiative à 62,86%.

Pas facile de s’attaquer de front au monde paysan. Après l’échec des deux initiatives sur les pesticides en juin dernier, celle sur la souveraineté alimentaire en 2018, c’est au tour de l’élevage intensif de capoter. Hier, seul le canton de Bâle-Ville a dit oui au texte soutenu par la gauche et les Verts.

Un score sans appel de 62,86% a sanctionné l’initiative qui demandait que la dignité de l’animal dans le domaine de la garde d’animaux à des fins agricoles soit inscrite dans la Constitution et d’interdire les importations d’aliments qui ne seraient pas aux standards suisses.

Le comité et l’alliance contre l’initiative ont annoncé être «reconnaissants que le projet ait clairement échoué et qu’un recul massif de la production indigène, et le remplacement de cette dernière par des importations, ait été évité».

Les Verts «très déçus»

Durant la campagne, le lobby paysan avait brandi la menace d’une hausse drastique des prix, conséquence de la baisse du nombre des animaux de rente. Également opposé au texte, le Conseil fédéral soulignait les difficultés par rapport aux accords internationaux que la Suisse a signés, notamment avec l’OMC, mais aussi avec l’Union européenne. Des avertissements qui semblent avoir fait leur effet.

Du côté des perdants, les Verts se disent très déçus: «Nous avons manqué l’opportunité d’un véritable changement de système, qui s’éloigne de la maximisation des profits au détriment des animaux, des humains et de l’environnement.» La fondation Franz Weber estime pour sa part que le fait de débattre de la question de notre consommation de viande est déjà une victoire en soi, a expliqué à la RTS sa présidente, Vera Weber, qui milite pour manger davantage de ­protéines végétales.

(aze/frs)

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