LinkedIn quitte la Chine à cause de strictes régulations 
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Pékin LinkedIn quitte la Chine à cause de strictes régulations

Microsoft a annoncé jeudi qu’il allait fermer son réseau professionnel LinkedIn en Chine d’ici à la fin de l’année, justifiant sa décision par «un environnement opérationnel difficile».

Le réseau social appartient à Microsoft depuis 2016. 

Le réseau social appartient à Microsoft depuis 2016.

Reuters 

«Bien que nous ayons rencontré du succès pour aider les membres chinois à trouver des emplois et des opportunités économiques, nous n’avons pas rencontré autant de succès pour les aspects plus sociaux consistant à partager et à rester informé», a indiqué Mohak Shroff, chef de l’ingénierie chez LinkedIn, dans un communiqué. «Nous faisons également face à un environnement opérationnel difficile et à de plus grandes exigences en matière de conformité aux règlements en vigueur en Chine», a-t-il ajouté.

Rappel à l'ordre

Le géant informatique américain avait lancé en février 2014 une version locale de sa plateforme pour le marché chinois, avec des fonctionnalités limitées afin de se plier aux règles strictes encadrant l’internet dans le pays. Selon le «Wall Street Journal», LinkedIn avait reçu un rappel à l’ordre en mars de la part du gendarme chinois de l’internet, qui lui avait donné un délai de 30 jours pour mieux réguler ses contenus. Le réseau social a précisé qu’une nouvelle application pour des candidatures professionnelles, nommée InJobs, allait prochainement être lancée en Chine en remplacement de sa plateforme.

Fin d'une exception US

Microsoft, qui a racheté LinkedIn en 2016 pour plus de 26 milliards de dollars, était le dernier pilier américain de la tech à être présent de manière légale et soutenue sur l’internet chinois. Les réseaux sociaux Facebook et Twitter y sont bannis depuis plus d’une décennie. Google a quitté le pays en 2010. Le site d’Amazon est quant à lui accessible depuis la Chine, mais le géant du commerce en ligne n’y a jamais vraiment percé dans un marché dominé par des acteurs locaux comme Alibaba ou JD.com.

(AFP)

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