Appels d’urgence - L’intelligence artificielle à la rescousse du 144
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Appels d’urgenceL’intelligence artificielle à la rescousse du 144

D’ici 2022, un outil basé sur l’intelligence artificielle secondera les valeureux qui se trouvent à l’autre bout du fil des appels d’urgence. Objectif, gagner en rapidité.

par
Gaëlle Monayron
Le numéro d’urgence 144, jongle en moyenne avec 450 appels par jour.

Le numéro d’urgence 144, jongle en moyenne avec 450 appels par jour.

DR Centre hospitalier universitaire vaudois

Parmi tous les appels au 144, il est parfois difficile d’identifier les urgences vitales, qui ne représentent que 5% de la masse. Dès lors, un projet transfrontalier qui vise à détecter plus rapidement s’il est question de vie ou de mort dans les appels, en sappuyant sur l’intelligence artificielle, vient dêtre lancé par le CHUV et l’Université de Franche-Comté à Besançon, en collaboration avec la HEIG-VD et les entreprises Maincare et Techwan. Ce projet pilote, qui sachèvera en 2022, vient de recevoir un financement de deux millions de francs de la Confédération, des cantons de Vaud et Neuchâtel, et de la région Bourgogne Franche-Comté. Il peut donc officiellement débuter.

Concrètement il s’agira de développer un outil intelligent qui puisse scanner les appels, et identifier une urgence vitale à partir de facteurs multiples tels que la voix, les intonations, les mots. Dans le stress, les gens peinent souvent à décrire l’urgence à laquelle ils doivent faire face, toutefois des schémas peuvent être reconnus dans leurs appels. «Le principe c’est de nourrir au préalable l’intelligence artificielle avec beaucoup d’appels de gens qui se retrouvent face à la gestion, par exemple, d’un infarctus. Et à force d’entraînement, l’ordinateur, qui écoute l’appel, finit par être plus rapide que l’humain pour suspecter les infarctus», détaille Dr Fabrice Dami, médecin responsable de la centrale 144 des cantons de Vaud et Neuchâtel. D’autant que dans certaines situations, chaque minute compte. Toutefois, en aucun cas cet outil ne sera une décharge de responsabilité, assure le Médecin: «il ne remplacera jamais l’humain qui est au bout du fil, mais il sera là pour l’aider à réfléchir plus vite».

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