LNA: Linus Omark: le cauchemar des gardiens
Actualisé

LNALinus Omark: le cauchemar des gardiens

Le Suédois aux mains d'or devrait illuminer la LNA dès jeudi avec Zoug. Les portiers, eux, peuvent se préparer à passer des soirées frustrantes.

par
Grégory Beaud

Le nouveau fer de lance de l'attaque zougoise s'est montré très à son aise pendant la préparation.

«Omark m'a tuer». Marco Bührer pourrait utiliser cette célèbre faute d'orthographe tirée d'une sordide histoire criminelle française – l'affaire Omar Raddad – pour expliquer la relation qu'il entretient avec le fantasque attaquant. En 2009, lors d'un match amical en Scandinavie, l'artiste sur patins avait «YouTubisé» le gardien de Berne en le lobant sur un penalty. Passé à la postérité, ce geste a depuis été vu des millions de fois sur le célèbre site de vidéos.

Jeudi (19h45), face à Lugano, Linus Omark, 25 ans, va donner ses premiers coups de patins sur les patinoires helvétiques. Ses tours de magie seront sans conteste l'une des attractions du championnat. Daniel Manzato et Lugano seront les premiers à se frotter au néo-Zougois. «C'est un joueur extrêmement talentueux, a confirmé Manzato, nouveau gardien des Tessinois. En situation de face-à-face, il sait tout faire.» Le Broyard avait également eu droit au «traitement Omark» avec l'équipe de Suisse. «C'était juste après le lob qu'il avait fait à Bührer, s'est remémoré le pensionnaire de la Resega. Inconsciemment, je suis peut-être resté plus en retrait devant mon but. Il a vu cela et en a profité pour allumer un slapshot dans la lucarne.»

L'arrivée du Suédois ravit les gourmets de la glace, mais qu'en pensent les gardiens? «C'est un super joueur, il faut se réjouir, a remarqué Reto Berra, dernier rempart de Bienne. Je l'ai affronté une fois en amical avec la Suisse, mais je n'avais rien changé à ma préparation.» Mieux, le gardien de l'équipe seelandaise souhaite faire face à Linus Omark lors d'un penalty, la spécialité du Viking: «Je n'ai surtout pas peur de lui! Il ne réalisera pas deux fois ce tour de passe-passe comme face à Bührer, alors j'aimerais voir ce qu'il m'inventerait»

Trois questions à Larry Huras, coach de Lugano

Votre équipe sera la première à se frotter à Linus Omark...

Tant qu'on ne va pas aux penalties, ça me va (rires). Dans le jeu, on ne peut pas se permettre de nous focaliser que sur lui.

Avez-vous tout de même adressé une mise en garde ou l'autre à vos joueurs?

Lorsqu'il peut se placer derrière le but, il est extrêmement dangereux, tant il est imprévisible. Nous allons donc faire attention à ne pas le laisser faire ce qu'il veut à cet endroit de la glace.

Comment avez-vous réagi en apprenant sa venue à Zoug?

Au moment où j'ai appris que Linus Omark venait en Suisse, je me suis tout de même dit qu'il devait y avoir un problème avec ce joueur. Mais je ne sais pas lequel. Il est si talentueux que je n'arrive pas comprendre qu'il ne soit pas en NHL. Une chose est sûre, il sera sans aucun doute le joueur le plus spectaculaire du championnat de Suisse. Les supporters de hockey dans le pays peuvent se réjouir.

Des règles édictées en cas de lock-out en Amérique du Nord

En cas de blocage (lock-out) de la NHL, seuls les meilleurs joueurs du championnat nord-américain devraient se rendre en Kontinental Hockey League (KHL). La puissante ligue d'Europe de l'Est n'autorisera ses formations à n'engager que trois joueurs en provenance d'outre-Atlantique.

En outre, plusieurs règles strictes ont été édictées. Chaque renfort devra ainsi avoir disputé au moins 150 matches lors des trois dernières saisons. En outre, seuls les joueurs ayant déjà patiné sur les surfaces de glace de KHL, dans un championnat du monde, aux Jeux olympiques ou qui ont gagné la Coupe Stanley pourront être engagés.

La convention collective entre les propriétaires d'équipe et l'Association des joueurs de NHL (NHLPA) prend fin ce samedi. Les négociations entre les deux parties se trouvant dans une impasse, un lock-out devrait, selon toute vraisemblance, être prononcé ces prochains jours.

Ton opinion