Afghanistan - L’Iran condamne «fermement» l’assaut taliban contre le Panchir
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AfghanistanL’Iran condamne «fermement» l’assaut taliban contre le Panchir

Le porte-parole de la diplomatie iranienne a déclaré que la question du Panchir devait «être résolue par le dialogue et en présence de tous les chefs traditionnels afghans».

«Les nouvelles en provenance du Panchir sont vraiment inquiétantes», a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne.

«Les nouvelles en provenance du Panchir sont vraiment inquiétantes», a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne.

AFP

L’Iran a condamné «fermement» lundi, l’assaut des talibans contre la vallée du Panchir en Afghanistan, dernier foyer de la résistance au mouvement fondamentaliste islamiste afghan qui affirme en avoir pris le contrôle «complet». La République islamique chiite d’Iran, qui partage avec l’Afghanistan une frontière de plus de 900 km, s’était jusque-là abstenue de critiquer les talibans sunnites depuis leur prise du pouvoir à Kaboul, le 15 août.

«Les nouvelles en provenance du Panchir sont vraiment inquiétantes. L’assaut (…) est fermement condamné», a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Saïd Khatibzadeh, lors d’un point de presse à Téhéran. «Sur la question du Panchir, j’ai insisté sur le fait qu’elle doit être résolue par le dialogue et en présence de tous les chefs traditionnels afghans», a-t-il ajouté.

Les talibans ont annoncé lundi avoir pris le contrôle complet de la vallée du Panchir, enclavée et difficile d’accès, à 80 km au nord de Kaboul. Cette région était le dernier foyer d’opposition armée aux talibans, qui ont pris le pouvoir le 15 août, après une campagne militaire éclair et obtenu le départ des dernières troupes étrangères, deux semaines plus tard.

«Respecter les obligations en vertu du droit international»

«Les talibans doivent également respecter leurs obligations en vertu du droit international, et leurs engagements», a poursuivi le porte-parole iranien, assurant que l’«Iran met tout en œuvre pour mettre fin aux souffrances du peuple afghan et favoriser la formation d’un gouvernement représentant tous les Afghans».

Dans une allusion au Pakistan, M. Khatibzadeh a dit condamner «également toute ingérence étrangère» dans les affaires afghanes. «Nous voudrions informer nos amis, et ceux qui pourraient commettre l’erreur stratégique d’entrer en Afghanistan avec des intentions différentes, que l’Afghanistan n’est pas un pays qui accepte l’ennemi (ou) l’agresseur» sur son sol. Le gouvernement renversé par les talibans à Kaboul n’a cessé d’accuser le Pakistan, voisin commun à l’Iran et à l’Afghanistan, de soutenir le mouvement islamiste afghan.

L’Iran a entretenu des relations conflictuelles avec les talibans pendant leur règne sur un Émirat islamique d’Afghanistan (1996-2001), qu’il n’a jamais reconnu. Téhéran avait néanmoins semblé esquisser un rapprochement avec les talibans, ces derniers mois.

Version originale publiée sur 20min.ch

(AFP)

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