Actualisé 01.06.2015 à 19:32

ParisListe des biens culturels irakiens en péril publiée

Le Conseil international des musées (Icom) a publié lundi à Paris une «liste rouge d'urgence» des biens et objets culturels irakiens en péril.

Ces biens sont menacés par la destruction, le vol, le pillage, la contrebande ou le trafic illicite.

La liste énumère sept catégories d'objets comme des tablettes d'écriture cunéiforme en argile ou en pierre, des sceaux, des sculptures, des éléments architecturaux (frises ou mosaïques), des récipients, des accessoires ou des monnaies.

Ils couvrent une période allant de la Mésopotamie ancienne (jusqu'à -10'000 ans av. JC), jusqu'aux règnes ottoman et mamelouk (XVIe au XIXe siècle ap. JC). La liste sera mise en ligne dans les prochains jours sur le site de l'Icom.

«Ces derniers mois, nous avons assisté aux massacres de minorités en Syrie et en Irak mais aussi à la destruction d'oeuvres inestimables du patrimoine culturel millénaire», a déclaré Jean-Luc Martinez, président du musée du Louvre, lors d'une conférence de presse.

Pas des objets volés

Depuis 2000, le Conseil a publié des listes rouges pour plus de 25 pays. Ces listes ont été conçues pour aider les professionnels de l'art et du patrimoine, ainsi que les forces de l'ordre, à identifier les objets d'art en danger et protégés par les législations en vigueur.

«Une liste rouge n'est pas une liste d'objets volés. Les biens culturels présentés dans la liste sont des objets inventoriés au sein de collections d'institutions reconnues», précise l'Icom. Qui invite tous ceux qui soupçonneraient qu'un bien culturel provenant d'Irak a été volé, pillé ou exporté illicitement, à contacter l'Icom ou le Bureau d'Etat irakien des antiquités et du patrimoine.

Créée en 1946, l'Icom, dont le siège est à Paris, regroupe environ 35'500 membres dans 137 pays, dont la Suisse. Il travaille avec l'Unesco, l'Organisation mondiale des douanes ou encore Interpol. (ats)

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