Actualisé 02.11.2016 à 17:08

Droits humainsListe noire des prédateurs de la liberté de la presse

Reporters sans frontières (RSF) a publié mercredi les noms des principaux ennemis des journalistes.

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Chefs d'Etat, hommes politiques, chefs religieux, milices et organisations criminelles sévissent depuis des décennies, précise Reporters sans frontières. (2 novembre 2016)

Chefs d'Etat, hommes politiques, chefs religieux, milices et organisations criminelles sévissent depuis des décennies, précise Reporters sans frontières. (2 novembre 2016)

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Alexandre Loukachenko, président du Bélarus. En 2015, 28 amendes ont été prononcées contre des journalistes pour « production et dissémination illégale de contenu médiatique ». Un journaliste est emprisonné : Eduard Palchys (23 janvier 2016)

Alexandre Loukachenko, président du Bélarus. En 2015, 28 amendes ont été prononcées contre des journalistes pour « production et dissémination illégale de contenu médiatique ». Un journaliste est emprisonné : Eduard Palchys (23 janvier 2016)

Reuters
Nouveau venu dans la liste de RSF, Recep Tayyip Erdogan, contrôle désormais les principaux groupes de presse du pays. L'état d'urgence instauré en juillet 2016 lui a donné l'occasion d'arrêter plus de 200 journalistes et de fermer plus de 100 journaux, magazines, télévisions et radios.

Nouveau venu dans la liste de RSF, Recep Tayyip Erdogan, contrôle désormais les principaux groupes de presse du pays. L'état d'urgence instauré en juillet 2016 lui a donné l'occasion d'arrêter plus de 200 journalistes et de fermer plus de 100 journaux, magazines, télévisions et radios.

Keystone

A l'occasion de la journée mondiale de lutte contre l'impunité des crimes commis à l'encontre les journalistes, mercredi, Reporters sans frontières (RSF) publie 35 portraits de prédateurs. Ils censurent, emprisonnent, torturent ou assassinent les journalistes.

Ces chefs d'Etat, hommes politiques, chefs religieux, milices et organisations criminelles sévissent pour la plupart depuis des années, voire des décennies, précise RSF dans un communiqué.

Une liste pas exhaustive

Pour dénoncer l'impunité de leurs crimes, l'organisation internationale établit une fiche pour chacun de ces prédateurs. Leurs techniques d'attaque privilégiées, leurs bras armés, leurs cibles favorites, leur discours officiel et leur tableau de chasse y sont décrits.

Les fiches rappellent aussi pour chacun d'entre eux le score de leur pays au classement mondial de la liberté de la presse, établi par RSF. La liste n'est pas exhaustive et les prédateurs retenus sont ceux qui se sont le plus illustrés en 2015-2016.

Un prédateur chasse l'autre

«Ces prédateurs sont ceux qui piétinent le plus la liberté de la presse et commettent les pires atrocités à l'encontre des journalistes, sans être inquiétés», dénonce Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. Selon lui, afin de briser ce cycle infernal de l'impunité, «il est nécessaire de nommer un représentant spécial auprès des Nations unies pour mieux protéger les journalistes.

«La plupart des prédateurs restent des chefs d'Etat ou de gouvernement, de Singapour à la Thaïlande et Cuba en passant par l'Erythrée, le Burundi, la République démocratique du Congo ou le Soudan du Sud...», poursuit RSF.

Parmi les nouveaux entrants cités, le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui contrôle désormais les principaux groupes de presse du pays. Un autre amateur des coups de filet massifs et détentions arbitraires dénoncé est le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi. Dans la même veine, le Premier ministre thaïlandais Prayut Chan-O-Cha, chef de la junte.

Campagne de terreur

Au rayon des extrémistes religieux figure le groupe Etat islamique (EI). Ne reculant devant rien pour semer la terreur, il assassine et kidnappe les journalistes qui ne prêtent pas allégeance.

Au Mexique, le cartel sanguinaire Los Zetas a vu plusieurs de ses chefs arrêtés, mais poursuit sa campagne de terreur à coup d'assassinats, enlèvements, séquestrations et actes barbares.

«Quelques prédateurs ont disparu depuis 2013, soit parce qu'ils ne sont plus au pouvoir, tels Mahinda Rajapaksa au Sri Lanka, qu'ils sont morts, comme Islam Karimov et le mollah Mohammad Omar, ou qu'ils font moins parler d'eux, à l'instar des groupes rebelles et paramilitaires de Colombie» relève encore RSF. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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