Eurovision - Le Fribourgeois Gjon's Tears sur le podium, l’Italie s’impose
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EurovisionLe Fribourgeois Gjon's Tears sur le podium, l’Italie s’impose

Le jeune romand a terminé troisième du concours derrière la France et les rockeurs italiens du groupe Måneskin qui ont offert la victoire à leur pays.

L’Eurovision était de retour devant un public restreint à Rotterdam, aux Pays-Bas, après avoir été annulé pour la première fois de son histoire l’an dernier à cause de la pandémie. Les Italiens ont ravi la victoire à l’issue d’un show plein de surprise garni de paillettes et d’extravagances. En tête après le vote du jury, le Fribourgeois Gjon's Tears, ancien participant de «The Voice» a terminé à la troisième place avec sa chanson «Tout l’Univers».

Les conditions sanitaires ont forcé l’événement, suivi chaque année par plusieurs millions de téléspectateurs, à se réinventer après son annulation en 2020. Des milliers de fans, emblématiques de ce concours haut en couleur, agitant traditionnellement des drapeaux de pays devant les caméras de télévision, étaient privés du déplacement à cause des restrictions de voyage liées au Covid-19. Quelque 3’500 spectateurs, testés au préalable, ont été autorisés à assister aux demi-finales, à la finale et aux six répétitions générales. Cela représente 20% de la capacité de la salle de spectacle Ahoy Arena de Rotterdam.

«Rock bands»

Le groupe Måneskin, composé d’une fille et de trois garçons, nés avec le siècle et biberonnés aux rifs saturés du rock, professe de faire du neuf avec du vieux. Måneskin signifie «Clair de lune» en danois, langue maternelle de la bassiste du groupe, Victoria De Angelis.

Le titre qu’ils présentaient au concours de l’Eurovision, «Zitti e buoni», leur a permis de remporter en 2021 le grand prix de la 71è édition du festival de la chanson de San Remo. Entre Noir Désir, Nirvana et Placebo, la formation aux influences pop, reggae et funk a été fondée en 2016 à Rome par Victoria De Angelis, Damiano David (chant), Thomas Raggi (guitare) et Ethan Torchio (batterie), alors tous encore adolescents.

C’est la troisième victoire de l’Italie dans ce concours d’ordinaire peu prisé des artistes revendiquant les influences des «rock bands» aux origines.

«Bulle spéciale»

Pendant toute la compétition, les candidats à l’Eurovision ont été enfermés dans une «bulle spéciale» et testés quotidiennement. Malgré cela, des cas de Covid-19 ont été signalés parmi plusieurs délégations, dont celle de l’Islande, qui a été contrainte de rester à l’hôtel et participer grâce à des vidéos enregistrées.

Le lauréat de la précédente édition a aussi été privé du show. Comme le veut la tradition, le Néerlandais Duncan Laurence devait chanter sa ballade victorieuse «Arcade» sur scène pendant la finale, mais un test positif au Covid-19 l’en a privé.

Fidèle à la tradition, l’édition 2021 comportait aussi son lot de chansons détonnantes interprétées par des personnages extravagants, des artistes représentant une minorité ou désireux de transmettre un message au public. La chanson chypriote racontait l’histoire d’une femme tombant amoureuse du diable, tandis que le titre féministe de la chanteuse russe d’origine tadjike Manija a été fustigé par des conservateurs en Russie.

Avec son titre «Voilà», une chanson sur l’affirmation de soi, un morceau à la fois journal intime et carte de visite lancée à un public à conquérir, la candidate française Barbara Pravi, souvent comparée à Edith Piaf, n’a pas réussi à mettre fin à 44 ans de disette côté français.

(AFP)

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