Actualisé 14.07.2007 à 08:54

Living colour envoie la sauce fusion

Living colour a emmené un public conquis sur les sentiers rock-funk-métal hier au Stravinski.

Le distributeur de boule quiès à l'entrée de la salle avertissait le festivalier: «Ici, on tire sur les cordes et les voix, oreilles sensibles se prémunir». Après un succès retentissant dans les années 1980 et dix ans de séparation, les quatre compères de Living colour se devaient de frapper fort. C'est ce qui est arrivé avec leur concert aux notes particulières de black rock, metal, funk, hip-hop. Les cymbales du batteur Will Clahoun ont fait vibrer la salle à l'égal des cordes pincées du bassiste Doug Wimbish (remplaçant de Muzz Skiling le bassiste d'origine). Vêtu à la Blues Brothers, chapeau noir et lunette de soleil, le chanteur, Gorey Glover, a entonné les morceaux phare du dernier album Collideoscope ainsi que les nombreux tubes qui ont fait le succès du groupe. Pendant ce temps, Vernon Reist, le guitariste faisait tournoyer ses tresses afros en rythme. Le public, lui, reprenait avec cœur et force voix les refrains comme pour inciter les artistes à aller encore plus loin. Sur la fin, Claude Nobs est venu remettre une médaille, du mérite?, autour du cou de chacun des musiciens, avant que ces derniers envoient la dernière sauce sur Cross Town Traffic de Jimmy Hendrix revisité par leur soin. Un bon moment d'intenses secousses de la tête.

Shahïn Ammane

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