Actualisé 22.03.2013 à 11:02

Liechtenstein

LLB biffe 250 emplois

La Liechtensteinische Landesbank (LLB) opère une coupe drastique dans ses effectifs afin de réduire ses coûts.

L'établissement bancaire liechtensteinois, propriétaire de la banque Linth en Suisse, supprimera un quart de ses 1090 emplois à temps complet.

La suppression de 250 postes s'inscrit dans le cadre de la stratégie dite «Focus2015». L'effectif sera ainsi ramené à 840, a indiqué vendredi à Zurich la banque originaire de la petite principauté voisine de la Suisse. L'objectif général consiste à se concentrer sur certaines activités.

La mesure implique notamment la fermeture de la filiale LLB (Suisse). L'entité, titulaire d'une licence bancaire helvétique depuis 1998, est basée à Zurich et compte plus de 100 employés. Active dans la gestion de fortune et d'actifs, elle dispose d'antennes à Genève, Lugano et Abou Dhabi (Emirats arabes unis).

Fermeture d'agences

Le redimensionnement comprend encore la fermeture au Liechtenstein de deux des propres agences de la LLB. Celle-ci entend par ailleurs supprimer cinq autres succursales de la banque st-galloise Linth, qu'elle contrôle depuis 2007 au terme d'une âpre lutte avec la Banque cantonale de Glaris, dans les cantons de Zurich et St-Gall.

Au-delà du secteur bancaire, l'établissement prévoit aussi de céder la société fiduciaire Jura Trust, installée tout comme lui à Vaduz. L'ensemble de la restructuration devrait coûter quelque 7 millions de francs, a précisé la LLB, qui est détenue en majorité par la Principauté et qui profite de par ce statut d'une garantie d'Etat.

A l'avenir, la LLB ambitionne de se développer à destination des marchés d'Europe centrale et d'Europe de l'Est ainsi que de ceux du Proche et du Moyen-Orient. Elle vise à l'horizon de l'année 2015 un bénéfice net consolidé supérieur à 300 millions de francs. L'établissement est déjà présent en Autriche.

Bénéfice plus que sextuplé

La rationalisation annoncé vendredi intervient alors que la banque a plus que sextuplé ( 535,5%) son bénéfice net en 2012, pour le porter à 97,9 millions de francs, contre 15,4 millions un an plus tôt. Cette performance découle, toutefois, d'un effet de base: le résultat 2011 avait été péjoré par des correctifs de valeur.

Les avoirs sous gestion ont augmenté de 3,7% pour atteindre 49,9 milliards de francs. L'établissement a toutefois subi un reflux d'argent frais de 392 millions (-0,8%). Le produit d'exploitation a pour sa part crû de 21% à 408,9 millions, alors que les charges diminuaient de 23 millions, à 298 millions.

Les activités ont été influencées dans l'ensemble par l'évolution positive des investissements financiers à hauteur de 44 millions de francs et par un bénéfice de 19 millions dans les activités de négoce, qui avaient subi en 2011 une perte de 6,2 millions. (ats)

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