Banques: Lloyds Banking voit son bénéfice net 2016 bondir
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BanquesLloyds Banking voit son bénéfice net 2016 bondir

Les provisions de l'établissement pour 2016 se sont élevées à un milliard de livres contre 4 milliards en 2015,

Lloyds a profité du gain exceptionnel de 484 millions de livres issu de la vente de Visa Europe.

Lloyds a profité du gain exceptionnel de 484 millions de livres issu de la vente de Visa Europe.

Keystone

La banque britannique Lloyds Banking Group (LBG) a annoncé mercredi un bénéfice net 2016 multiplié par plus de 4 à 2 milliards de livres (2,5 milliards de francs), grâce à une forte baisse des provisions liées à un scandale d'assurances-crédit.

Le groupe, dont l'Etat détient désormais moins de 5% du capital, a été contraint de mettre 1 milliard de livres de côté cette année dans cette affaire, alors que les provisions s'élevaient à 4 milliards de livres en 2015, lui permettant de ce fait d'améliorer nettement sa rentabilité, selon un communiqué.

Le scandale PPI

Ces sommes doivent couvrir les dédommagements de clients lésés par des assurances-crédit défectueuses et payer des amendes dans ce dossier, alors que les personnes s'estimant lésées ont jusqu'à 2019 pour faire des réclamations.

Le scandale des assurances-crédit défectueuses PPI, qui remonte aux années 1990, touche les grandes banques britanniques. LBG, très dépendante de la banque de détail, a été l'établissement qui a dû passer le plus de provisions, pour près de 17 milliards de livres au total ces dernières années.

Les profits de la banque ont également profité l'an dernière du gain exceptionnel de 484 millions de livres issu de la vente de Visa Europe (détenue jusqu'à peu par plusieurs établissement dont LBG) à l'émetteur de cartes bancaires américain Visa. Sur le plan opérationnel, son produit net bancaire est resté stable, mais la banque n'en a pas souffert compte tenu d'une baisse des coûts.

Dépendance envers l'économie britannique

Il faut dire que LBG, recentrée sur ses activités de banque de détail et de prêt aux entreprises au Royaume-Uni, avait annoncé l'été dernier la suppression de 3000 emplois supplémentaires d'ici fin 2017 après un premier plan de réduction lancé fin 2014.

La banque est d'ailleurs très dépendante de l'activité économique britannique, puisqu'elle est moins présente à l'international que la plupart de ses concurrentes. «Notre performance est inextricablement liée à la santé de l'économie britannique qui a été plus résistante depuis le référendum que ce que le marché attendait», relève António Horta-Osório, directeur général du groupe, cité dans le communiqué.

Un ralentissement de l'économie du Royaume-Uni, qui s'apprête à lancer les négociations sur le Brexit, serait ainsi de nature à se répercuter directement sur l'activité de la banque. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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