Rallye de France: Loeb tout proche d'une septième couronne
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Rallye de FranceLoeb tout proche d'une septième couronne

Le Français Sébastien Loeb n'était plus qu'à une soixantaine de kilomètres de son septième titre de champion du monde WRC samedi soir.

Sébastien Loeb affiche une maîtrise irrésistible dans les villages alsaciens.

Sébastien Loeb affiche une maîtrise irrésistible dans les villages alsaciens.

Le sextuple champion du monde Loeb est sur la voie royale après avoir creusé un énorme écart sur la plus longue spéciale du Rallye de France, tout en ayant bénéficié des ennuis mécaniques de son compatriote Sébastien Ogier.

L'Alsacien dispose désormais de 42,8 secondes d'avance sur son coéquipier Dani Sordo et de plus d'une minute sur les pilotes nordiques Petter Solberg et Jari-Matti Latvala.

L'absent de marque sur ce podium virtuel est Sébastien Ogier qui, après avoir remporté l'ES13, la première spéciale de l'après-midi, a été contraint d'abandonner sa Citroën C4 sur une dépanneuse à la suite d'un bris de suspension. Ogier, alors à la troisième place du rallye, a pris dix minutes de pénalité et repartira dimanche depuis la 6e place.

Le deuxième rang d'Ogier au classement mondial provisoire obligeait Loeb a remporter un 60e succès en rallye pour être de nouveau sacré champion du monde, dimanche à Haguenau, sa ville natale. Ogier attardé, il pourrait un peu lever un peu le pied (ndlr: il serait tout de même sacré en finissant troisième si Ogier demeurait sixième) mais le champion du monde en titre n'en a pas vraiment l'intention.

«Certes je n'ai plus besoin de gagner le rallye mais avec ces voitures, il est extrêmement difficile de se relâcher. Je vais gérer mon avance mais éviter de me déconcentrer», a-t-il déclaré samedi soir.

Le tournant de la course avait eu lieu dans la matinée lorsque dans l'ES11, la spéciale la plus longue du rallye, Loeb avait réussi à doubler l'avance qu'il possédait vendredi soir sur ses deux principaux adversaires, Dani Sordo et Sébastien Ogier.

Profiter avant que la route ne soit trop sale

«Les voitures ouvreuses avaient déjà sali la route avant mon passage et j'ai imaginé dans quel état elle allait être pour mes poursuivants», avait-il expliqué samedi midi. «J'ai essayé d'en profiter pour creuser un petit écart», a-t-il ajouté, précisant qu'il connaissait déjà un peu le parcours pour l'avoir emprunté naguère en Championnat de France.

Déjà vainqueur de l'ES9, la première spéciale de la matinée, et premier concurrent au départ, Loeb avait enfoncé le clou dans cette classique du Rallye Alsace-Vosges en prenant 18,3 secondes à Dani Sordo, qui avait calé au départ, 20,7 sur Solberg et 22,3 sur Ogier, tous au volant d'une Citroën C4.

En tête vendredi soir avec 22,7 secondes sur Sordo et 25,6 sur Ogier, Loeb comptait samedi midi 42,9 secondes d'avance sur l'Espagnol.

En plus d'être rapide, Loeb a montré tout son talent de fin calculateur et le mot «gestion» a une signification très particulière dans sa bouche. Samedi soir, après avoir effectué 75 km de spéciales dans l'après-midi, il avait perdu un dixième de seconde sur Sordo...

Les amateurs d'accessits, tels que Latvala, Sordo ou Solberg, avaient pu s'en donner à coeur joie et remporter les spéciales de l'après-midi. Monsieur Loeb les surveillaient juste du regard. (afp)

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