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Mondial 2010Löw dans la cour des plus grands

Footballeur peu doué, l'Allemand est un sélectionneur perfectionniste. Il est adulé dans son pays.

par
Julien Caloz Johannesburg
«Jogi», 50 ans, est le meilleur sélectionneur allemand de l'histoire (38 victoires en 54 matches).

«Jogi», 50 ans, est le meilleur sélectionneur allemand de l'histoire (38 victoires en 54 matches).

Joachim Löw mange ses crottes de nez. C'est peut-être son seul défaut... Il a émergé devant les caméras du monde­ entier, dimanche de la semaine dernière, lorsque l'Allemagne a coulé l'Angleterre (4-1). Depuis, les vidéos de la dégustation circulent sur internet, l'une d'entre elles ayant été visionnée par plus d'un million d'amateurs.

Mais les moteurs de recherche sur internet font bien leur boulot, et la formule «Joachim Löw beurk» (26'000 résultats) est moins documentée que celle­ de «Joachim Löw succès» (148'000 résultats). Car l'Allemand, malgré son indélicatesse­ passagère, est un sélectionneur brillant. Le meilleur de son pays, selon les statistiques (38 victoires en 54 matches). «Il fait du bon boulot, il passe bien auprès de l'équipe et des médias», a reconnu Franz Beck­enbauer, ex-international dont l'avis est peu discuté.

Ancien joueur de Schaff­house, Winterthour puis Frauenfeld notamment, «Jogi» a précipité l'éclosion de «nobodies» parfaitement intégrés dans la plus jeune sélection allemande depuis 1934 (moyenne­ d'âge: 24,9 ans). Ses principes, compatibles avec un salaire généreux (3,3 millions de francs l'an), ont encore quelques jours pour être appliqués. Son contrat s'achève à la fin du Mondial. Le marché devrait le courtiser ardemment. Et il prendra le temps de la réflexion.

Ballack vraiment indispensable?

«Je suis désolé pour Michael Ballack, mais son absence est bénéfique à l’Allemagne. Il a bridé de nombreux joueurs qui ne pouvaient pas s’épanouir en sa présence.» L’ancien international Lothar Matthaüs a abondé dans le sens de quelques-uns de ses compatriotes, lesquels apprécieraient peu la visite de leur coéquipier en Afrique du Sud... Ballack a, pour sa part, reconnu dimanche qu’il souffrait de suivre en tribunes le superbe parcours allemand.

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