Euro 2012: Löw restera mais l'impatience augmente

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Euro 2012Löw restera mais l'impatience augmente

«Il n'y a aucune raison de tout remettre en question pour une seule défaite.» Joachim Löw ne démissionnera pas de son poste de sélectionneur de l'équipe d'Allemagne.

Après l'élimination de la Mannschaft en demi-finale de l'Euro 2012, le pays se demande ce qu'il faut faire pour enfin s'imposer.

La presse allemande a surtout fait part de sa tristesse après la défaite 2-1 contre l'Italie. Dans un pays où les médias peuvent parfois se montrer acerbes, les critiques sont demeurées relativement mesurées. Pour «Bild», les jeunes sont «trop tendres pour gagner». Pour d'autres titres, ce sont surtout les Italiens qui ont été meilleurs.

Mais la responsabilité de Löw ne tardera pas à être pointée du doigt. Si la Mannschaft avait dépassé les attentes au Mondial 2006 (demi-finale contre... l'Italie), elle n'a pas atteint son objectif avoué, la victoire, que ce soit à l'Euro 2008, au Mondial 2010 ou cette année. Belle, inspirée et conquérante mais ne sachant pas gagner ? Toute la question est là. «L'Allemagne va devoir se demander pourquoi elle fait une nouvelle fois une prestation aussi insuffisante à la fin d'une compétition importante», affirme la Süddeutsche Zeitung. «Löw laisse une nouvelle fois filer le titre», assure, plus dur, le «Berliner Morgenpost».

Ballack allume

«Je pense qu'il y aura des questions sur Löw, sur ses décisions, sur son coaching et sur ses changements durant ce tournoi», a pronostiqué l'ancien international Michael Ballack, allumant la première mèche. «Jogi, où était passé ton flair ?», interroge «Express.de», en référence aux audaces du sélectionneur qui n'ont cette fois-ci pas payé.

«Il était assis sur son banc. Le regard fixe sur le terrain. En train de se ronger les ongles nerveusement. Oui, cet homme, c'était bien Joachim Löw. Notre sélectionneur national a montré jeudi un visage que nous ne lui connaissions plus: celui de la défaite», poursuit le quotidien.

Les principales incompréhensions concernent les choix des joueurs. Même s'il est le patron du milieu de terrain, Bastian Schweinsteiger n'avait visiblement pas les jambes pour disputer cet Euro, après une saison gâchée par les blessures. Le sélectionneur avait aussi préféré lancer Miroslav Klose en quart contre la Grèce, au risque de briser l'élan de Mario Gomez, alors en tête du classement des buteurs (3 buts). Un Gomez d'ailleurs inexistant contre l'Italie...

Deux années fantastiques

Puis, «Jogi» a misé sur Toni Kroos à droite et Lukas Podolski à gauche en demi-finale. Le premier n'a pas apporté satisfaction, et le second n'a pas livré un tournoi digne de son rang. Sur le banc, Thomas Müller et Marco Reus - excellent contre la Grèce et dont l'entrée jeudi a dynamisé le jeu allemand - ont rongé leur frein. Tant de choix qui posent problème.

«Nous avons connu deux années fantastiques mais nous sommes tombés sur une très bonne Italie. L'équipe est jeune et aura d'autres opportunités», s'est défendu Löw quand lui a été posée la question sur son avenir à la tête de la Mannschaft. «Nous avons tout essayé, nous avons enchaîné 15 victoires en matches officiels, nous avons remporté nos trois parties en poule, notamment contre les Pays-Bas et le Portugal. Mais, dans un processus, il y a forcément des phases de déception. Combien de temps a dû attendre l'Espagne pour gagner à nouveau ?», a ajouté Löw en faisant référence aux 44 ans ayant séparé les deux sacres de la Roja aux Euros 1964 et 2008. Pas sûr toutefois que l'Allemagne, privée de titre depuis 1996, soit aussi patiente que les Espagnols. (ats)

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