Covid-19 - L’OFSP critiquée pour ne pas avoir d’objectif global de vaccination

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Covid-19L’OFSP critiquée pour ne pas avoir d’objectif global de vaccination

Plusieurs politiciens et médecins aimeraient que la Suisse se dote d’un objectif global de vaccination, ce qui accélérerait la lutte contre le Coronavirus.

A ce jour, 28,8% de la population suisse a reçu les deux doses du vaccin.

A ce jour, 28,8% de la population suisse a reçu les deux doses du vaccin.

20min/Simon Glauser

Selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), l’objectif est de vacciner les trois quarts des personnes à risque. Mais la Suisse n’a pas d’objectif global de vaccination, au niveau de l’ensemble de la population. Or, selon certains politiciens et médecins, ce manquement met en danger l’immunité collective et un taux de vaccination cible augmenterait la volonté populaire de vaccination. A ce jour, 28,8% de la population suisse a reçu les deux doses du vaccin.

Les avantages d’un objectif global

Selon le médecin cantonal bâlois Thomas Steffen, en ayant un objectif de vaccination au niveau de la population, un grand nombre de personnes devrait être immunisé contre la maladie. «Ainsi la maladie ne peut pas se propager davantage et même les personnes non vaccinées sont indirectement protégées». Autrement dit, «chaque vaccination peut contribuer à lutter contre la dynamique de propagation».

Le médecin note qu’il faudrait probablement une recommandation de vaccination plus large chez les jeunes mais reconnaît que cela est actuellement difficile à mettre en place. Pour cause, le manque de données sur la vaccination des enfants et des adolescents.

Malgré tout, «le fait est que plus le nombre de personnes vaccinées augmente, plus la lutte contre le coronavirus devient facile et efficace». Ainsi, selon Thomas Steffen, «avec un taux de vaccination de plus de deux tiers de la population de plus de 16 ans, nous serions en bonne position pour combattre rapidement et efficacement toute propagation du virus».

Les critiques des politiciens

Pour le conseiller national Philippe Nantermod (PLR), «nous devons atteindre un taux de vaccination élevé pour nous protéger de nouvelles vagues». Il ajoute aussi que : «Pour les personnes vulnérables, nous devrions également atteindre des niveaux plus élevés». Enfin, il propose de vacciner les enfants, car «les vacciner permet d’enrayer la pandémie, dont ils souffrent aussi beaucoup».

Selon le conseiller national du centre Lorenz Hess, «l’OFSP doit de toute urgence fixer des objectifs clairs» car «un quota de vaccination réalisable augmenterait certainement la volonté de la population de se faire vacciner». Selon lui, l’OFSP a peur d’échouer : «si vous constatez que vous n’atteignez pas le quota, vous êtes face à un dilemme. Parce qu’il faudrait alors probablement prendre à nouveau des mesures et des restrictions plus sévères».

C’est ce dernier point que craint Christian Wasserfallen, conseiller national PLR, qui déclare: «Avec un quota de vaccination rigide, les gens risquent de vivre trop longtemps avec des restrictions». «Je vois beaucoup plus le chemin du retour à la normale avec le certificat Covid. Dès que tous ceux qui sont prêts à se faire vacciner le seront, il faudra alors abandonner les mesures», a-t-il déclaré.

Et ailleurs?

Le Royaume-Uni s’est fixé des objectifs plus clairs : Là-bas, le gouvernement aimerait vacciner 60 % de la population adulte. Le président américain Joe Biden souhaite que 70 % de la population ait reçu au moins une dose de vaccin d’ici le 4 juillet. Le gouvernement chinois a déclaré vouloir vacciner 80 % de la population chinoise, qui compte plus de 1,3 milliard d’habitants, d'ici la fin de l’année.

(Leo Hurni/mat)

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