Yverdon-les-Bains (VD): Logements subventionnés: la Ville veut rectifier le tir
Publié

Yverdon-les-Bains (VD)Logements subventionnés: la Ville veut rectifier le tir

Un fonctionnaire est soupçonné de pratiques indélicates. La commune envisage désormais une commission d’attribution pour les logements subventionnés.

par
Abdoulaye Penda Ndiaye
 La ville thermale dispose de quelque 300 logements subventionnés destinés aux personnes ayant des revenus modestes.

La ville thermale dispose de quelque 300 logements subventionnés destinés aux personnes ayant des revenus modestes.

Face à des accusations graves de faits à caractère sexuel dont auraient été victimes plusieurs femmes, la Ville d’Yverdon-les-Bains a porté plainte contre l’un de ses employés. Il reviendra à l’enquête de déterminer si l’homme a profité de sa fonction pour obtenir des faveurs de personnes candidates à des logements subventionnés. Mais, quelle que soit l’issue du volet pénal de l’affaire, les autorités communales veulent changer le système. «Jusqu’ici, c’est un employé qui s’occupait de l’éligibilité des personnes souhaitant obtenir un logement subventionné. Une réflexion est en cours pour mettre en place une commission d’attribution des logements», a révélé l’élu socialiste Jean-Claude Ruchet, responsable du dicastère de la Jeunesse et de la Cohésion sociale.

Contrairement à Yverdon-les-Bains, plusieurs autres villes n’interviennent pas en amont mais en aval dans l’attribution des logements. C’est notamment le cas à Nyon. La commune a délégué la gestion des logements subventionnés à des gérances privées. Les candidats doivent déposer leurs dossiers auprès de ces régies. Ces dernières effectuent un tri, préavisent les dossiers et les transmettent aux autorités communales, qui prennent la décision finale.

La Ville de Morges, elle, propose des droits de superficie à des coopératives qui construisent et gèrent les logements subventionnés. «L’Office du logement s’occupe du respect des critères d’attribution par le locataire», précise l’élue Verte morgienne Sylvie Podio.

«Câlin au bureau»: une ancienne habitante de la ville thermale signale que le fonctionnaire au centre de la polémique a eu une attitude inadéquate avec elle. «La porte de son bureau était fermée. J’étais dans une grande détresse et il était mon dernier espoir pour trouver un logement subventionné. Je me suis mise à pleurer.
Il m’a prise dans ses bras et m’a dit: «Comment une belle femme comme toi peut rester sans copain?» Mais, selon une ex-collègue de l’employé communal, celui-ci est «victime de
la rumeur et de Facebook».

Ton opinion

123 commentaires