Droits populaires: Loi sur le renseignement: dépôt du référendum
Actualisé

Droits populairesLoi sur le renseignement: dépôt du référendum

«L'alliance contre l'Etat fouineur» a déposé jeudi à Berne son référendum. Elle a recueilli plus de 67'000 signatures.

photo: Keystone/ARCHIVES

Le peuple devra certainement se prononcer sur la nouvelle loi sur le renseignement.

«L'alliance contre l'Etat fouineur» a déposé jeudi à Berne son référendum qui a recueilli plus de 67'000 signatures.

La révision de la loi permet au Service de renseignement de la Confédération (SRC) de mettre sur écoute lieux privés et téléphones. Or les opposants refusent que la Confédération espionne la vie privée sans soupçons fondés et sans contrôles efficaces, a tonné le président de la Jeunesse socialiste suisse (JSS) Fabian Molina, lors de la remise des paraphes à la Chancellerie fédérale.

«Depuis les révélations d'Edward Snowden et l'affaire de la NSA, nous savons tous que les services de renseignements, avec des moyens techniques modernes, surveillent les citoyens, violant ainsi leurs droits fondamentaux, a-t-il poursuivi.

Le comité référendaire réclame par conséquent des limites juridiques claires à la surveillance des citoyens, or celles-ci ne figurent pas dans la révision de la loi.

«Il a lu 50 nuances de Grey»

Avant le dépôt des signatures, les opposants s'étaient rassemblés sur la Place fédérale. Pour dénoncer les dérives de la surveillance, ils étaient munis d'affiches avec notamment inscrit «Il ne s'est pas réveillé aujourd'hui», «Il a lu 50 nuances de Grey», ou encore «Il n'a pas éteint word».

L'alliance contre l'Etat fouineur est formée par la Jeunesse socialiste, le PS, les Verts, les jeunes Verts, le Parti pirate, le Parti du Travail, le Groupe pour une Suisse sans armée, Digitale Gesellschaft, Droits fondamentaux, Syndicom et la Liste Alternative Zurich.

Le texte, adopté en septembre par le Parlement, met à disposition du SRC un nouvel arsenal de mesures telles que la surveillance des communications (courrier, téléphone, emails), l'observation de lieux privés et la perquisition des systèmes informatiques. En contrepartie, il est prévu de mieux surveiller le SRC. (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion