Myanmar - Londres annonce de nouvelles sanctions contre la junte
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MyanmarLondres annonce de nouvelles sanctions contre la junte

Le Royaume-Uni a dit lundi qu’il allait geler les avoirs d’une entreprise de pierres précieuses dont l’armée au pouvoir en Birmanie tire des milliards de dollars.

La junte militaire, qui a pris le pouvoir en Birmanie lors d’un coup d’État en février dernier, tire une partie de son financement du commerce de pierres précieuses.

La junte militaire, qui a pris le pouvoir en Birmanie lors d’un coup d’État en février dernier, tire une partie de son financement du commerce de pierres précieuses.

REUTERS

Londres a annoncé lundi de nouvelles sanctions visant les intérêts financiers de militaires à l’origine du coup d’État en Birmanie, en imposant des mesures contre une entreprise de pierres précieuses contrôlée par l’État.

Ces sanctions, visant Myanmar Gems Entreprise (MGE), «priveront la junte d’une source clé de financements», le commerce de pierres précieuses se chiffrant en milliards de dollars, a souligné le ministère britannique des Affaires étrangères dans un communiqué.

«La junte militaire en Birmanie continue d’écraser la démocratie et d’attaquer son propre peuple avec une férocité brutale», a déclaré le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab, «nous collaborons avec nos alliés pour imposer des sanctions qui touchent l’accès de la junte à des sources de financement et pour favoriser le retour à la démocratie».

Ces sanctions, qui impliquent un gel des avoirs, faites conjointement avec les États-Unis et le Canada, font suite aux récentes réunions du G7 et de l’Asean (Association des nations du Sud-Est asiatique). Les États-Unis, qui ont déjà imposé des sanctions le mois dernier à MGE, ont annoncé lundi de nouvelles mesures contre treize responsables birmans.

Le Royaume-Uni a déjà sanctionné plusieurs responsables de la junte, dont le commandant en chef de l’armée Min Aung Hlaing, pour leur rôle dans le coup d’État militaire.

L’armée birmane a renversé le 1er février la cheffe du gouvernement civil Aung San Suu Kyi, mettant fin brutalement à une parenthèse démocratique de dix ans. Depuis, elle réprime dans le sang les manifestations quasi quotidiennes, menées par une jeunesse avide de liberté, grande consommatrice de réseaux sociaux et de nouvelles technologies.

(AFP)

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