Brexit: Londres appelle Bruxelles à lâcher du lest
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BrexitLondres appelle Bruxelles à lâcher du lest

La première ministre Theresa veut obtenir des concessions de l'Union européenne afin de garantir un Brexit sans accroc.

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La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

AFP
Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

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Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

AFP

La Grande-Bretagne a appelé vendredi l'Union européenne à lâcher du lest pour débloquer les discussions sur le Brexit. Londres lui fait porter par avance la responsabilité d'un éventuel rejet de l'accord de divorce par les députés britanniques lors d'un vote crucial mardi.

Malgré de nouvelles discussions cette semaine à Bruxelles, le Royaume-Uni n'a pas obtenu les concessions de l'UE dont il estime qu'elles pourront faire pencher la balance en faveur de ce texte destiné à organiser un Brexit sans accroc, mais massivement rejeté en janvier par les députés britanniques. Alors que les tractations doivent se prolonger ce week-end, la première ministre Theresa May est montée au front vendredi pour demander des concessions aux dirigeants européens.

«De même que les députés (britanniques) auront à faire un choix majeur la semaine prochaine, l'UE doit également faire un choix», a-t-elle déclaré, selon des extraits communiqués à l'avance d'un discours à Grimsby, dans le nord-est de l'Angleterre, ville portuaire qui avait voté massivement en faveur du Brexit.

«L'histoire jugera»

«Il est dans l'intérêt des Européens que le Royaume-Uni sorte avec un accord», ajoute la dirigeante conservatrice. «Nous travaillons avec eux mais les décisions que l'Union européenne prendra au cours des prochains jours auront un impact important sur le résultat du vote».

Le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt a prévenu de son côté que les générations futures jugeraient que l'UE aurait «tout faux» en cas d'échec des discussions. «C'est un moment de changement dans les relations entre le Royaume-Uni et l'UE et l'histoire jugera très mal les deux parties si nous nous trompons», a-t-il déclaré vendredi matin sur les ondes de la BBC Radio 4.

Si les députés britanniques rejettent mardi l'accord de retrait, Theresa May leur demandera le lendemain s'ils veulent quitter l'UE sans accord. S'ils rejettent un «no deal», elle leur soumettra jeudi une proposition de report «limité» du Brexit, prévu le 29 mars. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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