Vague de chaleur: L’ONU espère une «prise de conscience» des gouvernements

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Vague de chaleurL’ONU espère une «prise de conscience» des gouvernements

Mardi, alors que l’Europe fait face à des chaleurs extrêmes, l’Organisation météorologique mondiale tire la sonnette d’alarme et espère que cet épisode servira de leçon.

Les records de température tombent les uns après les autres en Europe occidentale depuis quelques jours.

Les records de température tombent les uns après les autres en Europe occidentale depuis quelques jours.

AFP

L’ONU a appelé mardi à une «prise de conscience» des dirigeants face aux vagues de chaleur comme celle que traverse actuellement l’Europe, qui sont appelées à devenir plus fréquentes à cause du changement climatique au moins jusque dans les années 2060.

«Ces vagues de chaleur deviennent plus fréquentes à cause du changement climatique», et vont se multiplier dans les prochaines décennies, a déclaré le secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) Petteri Taalas lors d’une conférence de presse à Genève.

«J’espère que ce genre d’événements va permettre une prise de conscience de nombreux gouvernements, et avoir un impact sur les comportements de vote dans les pays démocratiques», a ajouté le secrétaire général à propos de la vague de chaleur actuelle.

«Nous avons dopé notre atmosphère»

Les records de température tombent les uns après les autres en Europe occidentale depuis quelques jours: pour la première fois, le mercure a dépassé les 40°C au Royaume-Uni mardi après-midi. La veille, une soixantaine de communes françaises, situées en majorité dans l’ouest du pays, avaient elles aussi enregistré des records absolus de chaleur, dans une région ravagée par d’énormes incendies.

«Notre inquiétude est que le laps de temps entre ces records est en train de se réduire», a déclaré le chef des services climatiques appliqués de l’OMM, Robert Stefanski, rappelant que le Portugal s’était approché cette semaine du record européen de 48.8°C établi l’année passée en Sicile. «Nous avons dopé notre atmosphère en y injectant davantage de gaz à effet de serre, en particulier du dioxyde de carbone», a lancé Petteri Taalas, dans une métaphore sportive.

Lourd bilan en 2003

Au vu des concentrations existantes de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, cette augmentation de la fréquence des vagues de chaleur devrait durer «au moins jusque dans les années 2060, indépendamment du succès de nos mesures d’atténuation climatique», ajoute-t-il.

Le secrétaire général a également mis en garde contre leurs effets sur la santé, rappelant le lourd bilan de la canicule de 2003, qui avait fait plus de 70’000 morts. «Nous nous attendons à une augmentation des décès parmi les personnes âgées et malades», déclare-t-il, alors que l’épisode actuel a provoqué la mort de plusieurs personnes en Espagne le week-end passé.

(AFP)

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