Economie – Lonza a piqué une partie des salariés du tourisme valaisan
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ÉconomieLonza a piqué une partie des salariés du tourisme valaisan

La pharma a asséché le marché de l’emploi en ouvrant son site de production du vaccin Moderna.

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Le secteur du tourisme peine à recruter des employés à l’aube de la saison hivernale.

Le secteur du tourisme peine à recruter des employés à l’aube de la saison hivernale.

Wikipédia / Andrew Bossi

La saison hivernale se précise et les réservations dans les hôtels sont presque revenues au niveau d’avant la pandémie. Mais, maintenant que les clients reviennent, le personnel fait défaut. Rien qu’en Valais, 700 postes sont actuellement vacants, ce qui représente 4% du total des emplois liés au tourisme dans le Vieux-Pays. «Il y a un manque des gens notamment dans la restauration et l’hôtellerie», explique à la «SonntagsZeitung» Damian Constantin, directeur de Valais/Wallis Promotion. La pénurie de personnel qualifié existait déjà avant le début de la pandémie, mais depuis, le problème s’est encore aggravé.

«Les cuisiniers, le personnel de service et d’autres professionnels ont dû changer d’emploi avec le coronavirus et la fermeture des restaurants et des hôtels», explique Damian Constantin. D’autre part, l’entreprise pharmaceutique Lonza, avec son site de production à Viège, mais aussi d’autres entreprises valaisannes, recherchent actuellement des travailleurs qualifiés en Suisse et dans le monde entier. Et elles ont également engagé du personnel qui était précédemment actif dans le tourisme.

Solutions transitoires

«Nous avons maintenant besoin de solutions pragmatiques et rapides pour résoudre ce problème. Parce que nous avons besoin de tous les travailleurs qualifiés disponibles et cela dans les plus brefs délais», explique le spécialiste de la promotion touristique. Outre la levée de l’obligation de permis de travail pour les emplois de courte durée et les partenariats entre les entreprises de montagne et celles des villes, Damian Constantin suggère de s’appuyer davantage sur le personnel encore en formation, du moins en début de saison. «Les apprentis et les diplômés des écoles d’hôtellerie pourraient intervenir dès maintenant» indique-t-il.

Selon Andreas Züllig, président d’HotellerieSuisse, les diplômés des écoles hôtelières pourraient être ainsi engagés à court terme.

(sul/jbm)

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