10.04.2020 à 05:28

Formule 1

Louis Delétraz s'est éclaté sur simulateur

Le pilote genevois a participé à une course virtuelle de F1 et a adoré l'expérience.

de
Cyrill Pasche
Louis Delétraz (à g.) a participé au Grand Prix d'Australie virtuel avec son nouveau coéquipier chez Haas, Pietro Fittipaldi (à dr.).

Louis Delétraz (à g.) a participé au Grand Prix d'Australie virtuel avec son nouveau coéquipier chez Haas, Pietro Fittipaldi (à dr.).

Instagram @louisdeletraz

Louis Delétraz s'est mesuré à quelques pointures actuelles et anciennes gloires de la F1 sur le circuit d'Albert Park où se déroule normalement le Grand Prix d'Australie. Le pilote genevois de 22 ans a adoré l'expérience de cette course virtuelle de 90 minutes, remportée par le Français Charles Leclerc et à l'issue de laquelle il a décroché la 7e place. «La F1 a commencé à développer l'esports il y a quelques années seulement, mais avant cela, il n'y avait pas grand-chose dans le domaine», explique le coureur de F2 chez Carlin Racing et pilote de réserve en F1 avec l'écurie Haas. «L'idée des GP virtuels est venue des fans privés de courses avec la crise du Covid-19.»

Pour répondre à la demande, la F1 a mis sur pied une véritable compétition basée sur le jeu F1 2019 et calquée sur le calendrier officiel. «La première course aurait dû avoir lieu au Vietnam, mais comme le circuit n'existe pas encore sur le jeu, nous avons couru sur celui d'Australie», précise Delétraz. «Il y avait vraiment un plateau solide, avec notamment six pilotes de F1. Pendant cette course virtuelle, l'ambiance était très sympa. Entre pilotes, nous pouvions nous parler sur un chat privé. Et puis, un grand nombre de personnes ont suivi les courses sur internet. Alors forcément, tout le monde s'est vite pris au jeu, c'était très compétitif. Nous avons tous fini par enlever les réglages d'assistance pour gagner en vitesse.»

Si ces courses virtuelles ont trouvé leur public dans un secteur qui ne cesse de croître, elles ne procureront jamais aux pilotes l'adrénaline d'une vraie course. «La conduite est très difficile, mais la sensation de vitesse et de danger sont absentes, explique Delétraz. Ce qui fait que nous avons tous tendance à forcer les virages avec 30 ou 40 km/h de plus en sachant très bien qu'il ne peut rien nous arriver. Par contre, les pistes sont extrêmement bien modélisées et permettent d'apprendre le tracé des circuits ainsi que les trajectoires.» Le prochain Grand Prix virtuel aura lieu dimanche en Chine et sera visible sur les canaux officiels Youtube, Twitch et Facebook de la Formule 1.

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