Actualisé 09.02.2017 à 21:38

GenèveLourde peine pour le home-jacker récidiviste

L'homme, jugé depuis lundi au bout du lac notamment pour avoir cambriolé deux maisons en prenant des otages, a été condamné jeudi à 13 ans de prison. Il échappe en revanche à l'internement.

von
leo
Photo d'illustration.

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Keystone

«La faute du prévenu est extrêmement importante», a souligné Vincent Fournier, président du Tribunal criminel de Genève. Ce dernier a condamné jeudi à une peine de 13 ans de prison un Tunisien de bientôt 37 ans qui avait commis deux home-jackings à un mois d'intervalle en 2015, alors qu'il venait d'être remis en liberté conditionnelle.

Rappelant ses nombreuses années passées derrière les barreaux et sa «rapidité à récidiver», les juges ont estimé que «seule une sévérité accrue est à même de lui faire prendre conscience de la gravité de ses actes», comme l'a dit Vincent Fournier.

«Grande détermination»

«Le prévenu a agi avec une grande détermination», a-t-il déclaré, pointant les événements «hautement traumatisants» vécus par les occupants des villas: «Rien ne l'a arrêté, ni le nombre de ses victimes, ni la possible intervention de la police, ni les scrupules».

La thèse de la dette contractée auprès de membres du grand banditisme français, n'apparaît pas crédible aux yeux du tribunal. L'appât du gain s'est révélé être son seul mobile, a-t-il jugé.

Recours en vue

Les juges n'ont par contre pas suivi le Ministère public sur la mesure d'internement qu'il avait requise. Se basant sur les déclarations de l'expert, ils ont pris acte de la curabilité du prévenu. Il sera soumis un traitement ambulatoire durant sa peine de prison.

Son avocat, Me Vincent Spira, a indiqué son intention de faire recours contre la sanction infligée à son client: «Une condamnation à 13 ans de prison correspond à une affaire d'assassinat, je veux obtenir une peine plus juste.»

A la même adresse

Pour rappel, le condamné avait commis deux home-jackings à peine un mois après sa sortie de prison, en 2015: le premier en mars dans une villa de Corsier et l'autre en avril dans une propriété de Collonge-Bellerive. C'est d'ailleurs à cette même adresse qu'il avait perpétré un précédent forfait en 2011 et pour lequel il avait été condamné à cinq ans et demi.

Dans les deux cas, le mode opératoire a été le même: encagoulé, le prévenu a menacé les occupants avec une arme, puis s'est fait remettre leurs valeurs, avant de repartir avec un otage dans un de leurs véhicules.

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