Actualisé 09.06.2011 à 13:52

Romand enlevé au Mexique

Luc Barthassat critique l'inaction de Calmy-Rey

Le Conseiller national genevois Luc Barthassat a interpellé le Conseil fédéral. Il souhaite avoir des précisions sur l'action du DFAE à la suite de l'enlèvement d'un citoyen suisse au Mexique.

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Dans une série de questions au Conseil fédéral, Luc Barthassat a dénoncé, jeudi matin, l'attitude du gouvernement suisse et celui de la socialiste Micheline Calmy-Rey, en particulier. Il reproche au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) son comportement à la suite de la disparition d'Olivier Tschumi, un Jurassien bernois de 49 ans enlevé en décembre 2010 au Mexique.

L'élu démocrate-chrétien déplore le fait que le DFAE a mis plus de 3 mois pour communiquer à la famille d'Olivier Tschumi – qui «espérait quotidiennement l'intervention politique de la Suisse au Mexique» – que Micheline Calmy-Rey «n'intervenait jamais personnellement dans une affaire». Luc Barthassat s'interroge sur le fait que, avant de donner cette réponse et à chacun des déplacements à Berne de membres de la famille d'Olivier Tschumi, le DFAE leur avait répondu: «Nous vous certifions que Madame la Conseillère fédérale suit de très près le dossier»...

Des réponses dans 3 mois...

Dans sa série de questions, le politicien genevois demande des explications sur l'inaction de Micheline Calmy-Rey mais aussi sur le rôle de l'ambassadeur de la Suisse au Mexique et sur celui des trois agents de la police fédérale qui ont passé 10 jours au Mexique, sans résultat.

Cette intervention est «un grand soulagement» pour Frédérique Santal, la soeur d'Olivier Tschumi. Luttant au quotidien pour avoir des informations sur l'avancée de l'enquête, elle avait récemment menacé d'entamer une grève de la faim si rien ne bougeait au niveau des autorités. «L'intervention de Monsieur Barthassat nous donne le sentiment d'être enfin entendus quelque part! Cela nous donne l'espoir d'avoir enfin des réponses à nos questions. Les questions seront transmises à Micheline Calmy-rey qui dispose de 3 mois pour y répondre par écrit et de manière officielle. Cela peut aussi servir à d'autres familles qui pourraient être confrontées comme la nôtre à la disparition d'un des siens à l'étranger et comprendre ce qu'elles peuvent attendre du DFAE...» explique Frédérique Santal.

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