Enseignement: Lucerne pour deux langues étrangères au primaire

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EnseignementLucerne pour deux langues étrangères au primaire

Le Conseil d'Etat recommande de rejeter l'initiative populaire «Une seule langue étrangère à l'école primaire».

Les députés avaient demandé au Conseil d'Etat de prendre position sur l'initiative, déposée en 2014.

Les députés avaient demandé au Conseil d'Etat de prendre position sur l'initiative, déposée en 2014.

Keystone/Archives

L'enseignement de deux langues étrangères devrait être maintenu au niveau primaire, estime le Conseil d'Etat lucernois. Il a recommandé lundi au législatif cantonal de rejeter l'initiative populaire «Une seule langue étrangère à l'école primaire».

Le Conseil d'Etat avait déjà montré sa réticence face au texte, en recommandant au parlement de le déclarer irrecevable. Le Grand Conseil n'avait pas suivi et était entré en matière en 2015.

Les députés avaient demandé au Conseil d'Etat de prendre position sur l'initiative, déposée en 2014. Sans grande surprise, le gouvernement s'est prononcé lundi en écartant l'initiative.

Harmonisation des cantons

Le Conseil d'Etat vise une harmonisation du système scolaire et ne veut pas faire de Lucerne une île. L'initiative se fait aux dépens des élèves, qui seraient désavantagés par rapport à leurs camarades vivant dans d'autres cantons, relève l'exécutif dans son communiqué.

La loi d'harmonisation scolaire alémanique, le «Lehrplan 21», ne pourrait pas être mise en oeuvre si l'initiative était acceptée, ajoute le Conseil d'Etat. Ce dernier maintient son soutien au concept visant à débuter l'enseignement d'une première langue étrangère dès la troisième année et d'une deuxième langue dès la cinquième année.

L'initiative ne précise pas quelle langue étrangère, le français ou l'anglais, ne serait plus enseignée. Mais quel que soit le choix, cela coûterait pour le canton en termes de nouveau matériel scolaire à développer et de formation continue pour les enseignants, argumente le Conseil d'Etat.

Pas de surcharge pour les élèves

D'un point de vue pédagogique, l'initiative est dépourvue de signification, ajoute l'exécutif. Deux langues étrangères n'entraînent pas une surcharge de travail pour les écoliers. Débuter l'enseignement d'une deuxième langue étrangère plus tard désavantage au contraire les enfants.

L'initiative a abouti avec plus de 7000 signatures, alors que seules 4000 paraphes sont nécessaires selon la loi cantonale. Parmi les initiants, on trouve la présidente de l'association cantonale des enseignants, ainsi que des représentants de tous les partis.

Le parlement cantonal se prononcera en janvier 2017 sur le projet. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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