L’UDC veut octroyer 30’000 francs aux mères et pères au foyer

Publié

GenèveL’UDC veut octroyer 30’000 francs aux mères et pères au foyer

Vendredi, le parti a lancé une initiative demandant à l’Etat de verser une aide financière annuelle aux parents qui gardent leurs bambins en âge préscolaire. 

par
Leïla Hussein
Cédric Pilatti, Céline Amaudruz et Vincent Schalle (de gauche à droite) ont présenté vendredi l’initiative. Le parti a jusqu’au 23 janvier pour récolter près de 5400 signatures. 

Cédric Pilatti, Céline Amaudruz et Vincent Schalle (de gauche à droite) ont présenté vendredi l’initiative. Le parti a jusqu’au 23 janvier pour récolter près de 5400 signatures. 

lhu

«Oui au libre choix des parents», c’est le nom de l’initiative lancée vendredi par l’UDC Genève. Face à la pénurie de places en crèche qui affecte le Canton, le parti souhaite revaloriser le rôle des mères et pères au foyer. «A l’heure actuelle, les parents sont pris en otage. Soit ils n’ont pas les moyens de payer une crèche, soit il n’y pas de place. Dès lors, garder son enfant soi-même n’est plus un choix mais une obligation», constate la présidente de la formation de droite, Céline Amaudruz. 

Egalité de traitement pour tout le monde

«Renoncer à une activité lucrative pour s’occuper de ses enfants est un sacrifice financier», a souligné, vendredi, Cédric Pilatti, membre du comité directeur. Or, «lorsqu’une famille a une place en crèche, celle-ci est subventionnée par la collectivité à hauteur d’environ 30’000 francs. Les parents qui s’occupent de leur progéniture à la maison, eux, ne touchent aucune aide pour cela.»

Avec son initiative, l’UDC compte «mettre tout le monde sur un pied d’égalité». Pour cela, le parti demande au gouvernement d’allouer une prestation financière annuelle de 30’000 francs à chaque parent qui s’occupe de ses enfants en âge préscolaire (moins de quatre ans). L’aide sera versée mensuellement, indépendamment du nombre de bambins gardés. La prestation sera allouée aux personnes domiciliées dans le canton, de nationalité suisse ou titulaire d’un permis C et qui ne perçoivent ni le chômage, ni de rente assurance-invalidité. L’argent  pourra être touché dès la fin du congé parental, soit lorsque l’enfant atteint 16 semaines, jusqu’au moment où il est en âge d’aller à l’école. Le parti à jusqu’au 23 janvier pour récolter 5’398 signatures. 

Argent pour les patrons aussi

Selon l’UDC, cette initiative devrait permettre de libérer des places en crèche, puisqu’elle favorisera la garde à  domicile. Parallèlement, pour encourager les entreprises à développer des structures d’accueil dans leurs locaux, le texte prévoit de leur octroyer une enveloppe de 5000 francs, par place par an. «Nous voulons donner une impulsion pour la création de nouvelles solutions par les employeurs », résume Cédric Pilatti. 

Un budget estimé entre 10 et 20 millions

«On estime qu’un tiers des parents n’ont pas accès à une place en crèche, confie Vincent Schaller, président de l’initiative. Pour lui, bien qu’il est «difficile de chiffrer le nombre de parents qui pourraient bénéficier de l’aide, le budget total ne sera pas excessif. Il pourrait atteindre entre 10 et 20 millions, alors que le coût total de l’exploitation des crèches au bout du lac s’élève à 300 millions.» 

A l’occasion de sa conférence de presse, l’UDC a rappelé qu’en 2021, selon la Cour des comptes, 1132 demandes de places en crèche n’ont pas pu être satisfaites en Ville de Genève.

Ton opinion

112 commentaires