Suisse - L’UDC veut pouvoir construire de nouvelles centrales nucléaires
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SuisseL’UDC veut pouvoir construire de nouvelles centrales nucléaires

L’ex-président du parti, Albert Rösti, souhaite en effet faire annuler l’interdiction actuelle de bâtir de nouvelles installations en Suisse. Il a même un plan concret.

La centrale nucléaire de Leibstadt, en Argovie, est la plus récente de Suisse. Elle a été mise en service fin 1984. 

La centrale nucléaire de Leibstadt, en Argovie, est la plus récente de Suisse. Elle a été mise en service fin 1984.

AFP

L’UDC revient à la charge sur l’énergie nucléaire. En effet, la semaine dernière la conseillère nationale Magdalena Martullo-Blocher estimait que la Suisse ne pouvait pas se passer de l’atome et qu’il fallait prolonger de 10 ans les installations existantes, voire construire une nouvelle centrale. Ce mercredi, c’est son collègue Albert Rösti, ex-président du parti, qui veut lui aussi reconsidérer la question. Le Bernois va plus loin et il aurait même un plan concret, selon le Tages-Anzeiger.

En effet, Albert Rösti veut profiter du lancement récent de la révision de la loi sur l’énergie, censée éviter un black-out à la Suisse, pour lancer des propositions en ce qui concerne le nucléaire. Il veut amender l’article de loi qui interdit toute nouvelle construction de centrale. Selon le conseiller national, le danger d’une panne d’électricité prolongée menace bel et bien la Suisse. Un danger qui va en outre croissant avec l’abandon progressif des centrales atomiques existantes et l’utilisation toujours plus intense de l’électricité.

Arguments pas nouveaux

Albert Rösti ne souhaite cependant pas que son plan soit compris comme une attaque contre les énergies renouvelables. Au contraire. Il maintient que la priorité doit être donnée aux investissements dans ce secteur. Mais il estime que les responsables politiques doivent permettre, dans un 2e temps, la poursuite de l’exploitation des centrales actuelles et lever l’interdiction de construire de nouvelles installations.

Les arguments du Bernois, comme ceux de Magdalena Martullo-Blocher ne sont pas nouveaux. Pour les partisans de l’atome, celui-ci n’émet presque pas de CO₂ et représente une alternative fiable aux énergies renouvelables. Mais s’ils ressortent aujourd’hui de leurs chapeaux le nucléaire, c’est parce que l’accord sur l’électricité avec Bruxelles est tombé à l’eau depuis que la Suisse a rompu les négociations sur l’accord-cadre avec l’UE. Et que le secteur du renouvelable ne progresse pas assez vite malgré tous les efforts. Du coup, les craintes de voir la Suisse confrontée à une pénurie d’électricité, sont toujours plus vives.

(cht)

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