Santé: l’UE juge le risque de vaste contagion «très faible» pour la variole du singe
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SantéL’UE juge le risque de vaste contagion «très faible» pour la variole du singe

Selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, le risque de propagation du virus reste néanmoins élevé parmi les personnes ayant plusieurs partenaires sexuels.

Le virus de la variole du singe, photographié ici en 2001 par l’Institut allemand Robert Koch, provoque une forte fièvre et évolue rapidement en éruption cutanée, avec la formation de croûtes, notamment sur le visage.

Le virus de la variole du singe, photographié ici en 2001 par l’Institut allemand Robert Koch, provoque une forte fièvre et évolue rapidement en éruption cutanée, avec la formation de croûtes, notamment sur le visage.

AFP/RKI/Andrea Maennel/Andrea Schnartendorff

Le risque de contagion de la variole du singe est «très faible» dans la population en général mais «élevé» chez les personnes ayant plusieurs partenaires sexuels, a estimé lundi l’agence de l’Union européenne chargée des maladies. Au total, 85 cas ont été recensés jusqu’ici dans huit pays de l’UE (France, Belgique, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Espagne, Portugal et Suède), selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), et un en Suisse. Les autorités sanitaires au Danemark ont par ailleurs annoncé un premier cas lundi. Des cas ont également déjà été enregistrés au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada, en Israël et en Australie.

«Pour la population en général, la probabilité de contagion est très faible», indique l’ECDC dans sa première évaluation des risques depuis l’apparition inhabituelle de dizaines de cas en Europe et en Amérique du Nord. «Toutefois, la probabilité de transmission du virus en cas de contact proche, par exemple durant des rapports sexuels avec des personnes ayant plusieurs partenaires, est considérée comme élevée», souligne l’agence dans son rapport. Outre les relations sexuelles, des contacts de muqueuses ou de plaies infectées, ou encore de grosses gouttelettes transmises lors d’un face-à-face prolongé sont considérés comme des vecteurs possibles, selon l’agence.

La variole du singe se traduit d’abord par une forte fièvre et évolue rapidement en éruption cutanée, avec la formation de croûtes, notamment sur le visage. L’ECDC recommande l’isolement de tous les cas jusqu’à ce que les lésions provoquées par la maladie «soient complètement guéries». La maladie, cousine moins dangereuse de la variole éradiquée depuis une quarantaine d’années, est endémique en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Mais la multiplication des cas hors de la zone de diffusion habituelle inquiète les experts.

Les experts s’inquiètent de sa propagation au niveau mondial

«Je suis préoccupée par la hausse du nombre de cas signalés de variole du singe dans l’UE et au niveau mondial», a commenté la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, citée dans un communiqué de l’ECDC. «Nous suivons la situation de près, et même si la probabilité d’une contagion à la population générale est faible, la situation évolue», a-t-elle prévenu.

Si la plupart des cas sont peu graves, la variole du singe peut l’être chez les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées, souligne l’ECDC. L’agence européenne appelle également à la vigilance sur une éventuelle transmission de l’homme à l’animal. «Si une transmission de l’humain à l’animal se produit, et que le virus se diffuse dans la population animale, il y a un risque que la maladie devienne endémique en Europe», souligne-t-elle.

(AFP)

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