Birmanie: L’UE sanctionne le chef de la junte militaire au pouvoir
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BirmanieL’UE sanctionne le chef de la junte militaire au pouvoir

L’Union européenne a émis des sanctions lundi contre onze personnes, dont le général Min Aung Hlaing, pour la répression menée en Birmanie depuis le coup d’Etat.

Les manifestants marchent sur les portraits du chef des forces armées birmanes, le général Min Aung Hlaing, lors d'une manifestation contre le coup d'État militaire à Rangoun, le 5 mars 2021.

Les manifestants marchent sur les portraits du chef des forces armées birmanes, le général Min Aung Hlaing, lors d'une manifestation contre le coup d'État militaire à Rangoun, le 5 mars 2021.

AFP

L’Union européenne a sanctionné lundi, le chef de la junte militaire au pouvoir en Birmanie, le général Min Aung Hlaing, neuf des plus hauts gradés des forces armées ainsi que le président de la commission électorale, pour la répression menée dans le pays depuis le coup d’Etat.

«L’UE continuera d’examiner toutes les options stratégiques dont elle dispose, y compris des mesures restrictives supplémentaires à l’encontre des entités économiques détenues ou contrôlées par l’armée en Birmanie», ont averti les ministres des Affaires étrangères de l’UE, après l’adoption de ces sanctions.

«Dix des onze personnes visées comptent parmi les plus hauts gradés des forces armées de la Birmanie, dont le commandant en chef Min Aung Hlaing et son adjoint, Soe Win. La onzième personne est le nouveau président de la commission électorale de l’Union de la Birmanie, Thein Soe, en raison de son rôle dans l’annulation des résultats des élections de 2020», ont-ils précisé dans leur déclaration.

Les sanctions consistent en une interdiction de se rendre ou de transiter par l’UE et un gel de leurs avoirs dans l’UE.

Entités économiques

«Les sanctions adoptées aujourd’hui, conjuguées à la suspension de l’aide financière versée au gouvernement et au gel de toute assistance aux organes gouvernementaux qui peuvent être considérés comme légitimant la junte militaire de la Birmanie constituent la réaction ferme de l’UE au renversement illégitime du gouvernement démocratiquement élu et à la répression brutale exercée par la junte contre des manifestants pacifiques», expliquent les ministres, dans leur déclaration.

Les ministres ont adopté une modification du régime de sanctions créé pour la Birmanie en 1996, afin de pouvoir sanctionner des entités économiques. L’adoption de ces sanctions économiques ciblées pourrait être décidée «en avril», a-t-on précisé de source diplomatique.

L’UE a par ailleurs maintenu son embargo sur les armes et les équipements susceptibles d’être utilisés à des fins de répression interne ainsi que l’interdiction d’exportation de biens à double usage et des équipements de surveillance pouvant être utilisés par les militaires ou la police des frontières.

Quatorze militaires et policiers ont été sanctionnés par l’UE en 2019 pour les persécutions contre la minorité musulmane des Rohingyas. «Le nombre total de personnes inscrites sur la liste des sanctionnés en Birmanie s’élève désormais à 25», précise la déclaration.

(AFP)

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