Actualisé 21.07.2015 à 18:06

Crash de GermanwingsLufthansa défend ses offres d'indemnisation

La compagnie aérienne a défendu mardi ses propositions d'indemnisation financières, rejetées ce week-end par une trentaine de proches de victimes allemandes.

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20.05 Le président de l'ordre allemand des médecins estime que la la compagnie Lufthansa a «failli» en ne contrôlant pas Lubitz.

20.05 Le président de l'ordre allemand des médecins estime que la la compagnie Lufthansa a «failli» en ne contrôlant pas Lubitz.

AFP/Christof Stache
04.04 Des proches de victimes du crash de la Germanwings sont outrés par le faire-part de remerciements des parents du copilote Andreas Lubitz. Ils y clament leur amour pour leur défunt fils et leurs «peur et incompréhension» sans pour autant évoquer directement le drame ni les 149 victimes.

04.04 Des proches de victimes du crash de la Germanwings sont outrés par le faire-part de remerciements des parents du copilote Andreas Lubitz. Ils y clament leur amour pour leur défunt fils et leurs «peur et incompréhension» sans pour autant évoquer directement le drame ni les 149 victimes.

23.03 A la veille de l'anniversaire du crash de la Germanwings, des proches des 149 victimes se sont réunis mercredi à Barcelone et à Düsseldorf, points de départ et destination de l'avion que le copilote avait précipité sur une montagne en France.

23.03 A la veille de l'anniversaire du crash de la Germanwings, des proches des 149 victimes se sont réunis mercredi à Barcelone et à Düsseldorf, points de départ et destination de l'avion que le copilote avait précipité sur une montagne en France.

Albert gea

L'avocat de ces proches, Elmar Giemulla, avait indiqué samedi que ses clients rejetaient les propositions avancées fin juin par Lufthansa, jugeant notamment l'offre de 25'000 euros pour chaque victime trop faible, et qu'ils réclamaient 200'000 euros.

Lufthansa va clairement au-delà de ce que prévoit la loi, a assuré au quotidien populaire Bild le porte-parole de la compagnie aérienne, Andreas Bartels.

Il répondait à une lettre ouverte au patron de Lufthansa, Carsten Spohr, publiée mardi matin dans le même tabloïd par les parents, pères et mères, des 16 lycéens originaires d'Haltern am See (ouest) morts dans le crash.

Outre 25'000 euros de dommages et intérêts par victime, auxquels s'ajoutent au moins 10'000 euros pour les parents les plus proches, la maison-mère de Germanwings a débloqué après l'accident une première aide de 50'000 euros par passager afin d'aider les familles à faire face aux dépenses immédiates, a rappelé M. Bartels.

Responsabilité coûteuse

Dans un texte de deux pages, les parents des lycéens, défendus par M. Giemulla, estiment que «mesurer la vie de chacun de nos enfants et notre douleur avec 45'000 euros nous blesse profondément».

«Tout le temps et tout l'argent que nous avons consacré à nos enfants : tout a été emporté par l'acte d'un pilote de Lufthansa», poursuivent-ils, reprochant à M. Spohr de ne pas s'être entretenu directement avec eux.

«Vous étiez là pour vos clients, pas pour nous», écrivent-ils encore, disant avoir attendu «durant ces jours difficiles une excuse de la part de Lufthansa».

M. Spohr s'est entretenu avec plusieurs proches et a reconnu dès le début sa responsabilité dans la catastrophe, rappelle M. Bartels. Il a aussi «présenté ses excuses pour la souffrance» infligée par ce drame aux familles, a-t-il ajouté.

«Nous faisons tout pour diminuer la douleur des familles», a insisté le porte-parole, rappelant que 600 employés du groupe étaient mobilisés pour les proches des victimes.

150 personnes, dont 72 Allemands et 50 Espagnols, ont péri dans l'accident de cet Airbus de Germanwings.

Selon les enquêteurs, l'appareil a été délibérément précipité au sol par son copilote allemand, Andreas Lubitz, qui avait souffert dans le passé de graves troubles psychologiques. (afp)

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