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Mondial 2010Lugano très incertain pour l'Uruguay

Le défenseur et capitaine de l'Uruguay Diego Lugano, incertain (genou) pour la demi-finale mardi contre les Pays-Bas, a déclaré qu'il lui serait «très compliqué» d'être disponible à temps.

Le capitaine au nom très helvétique a peu de chances d'emmener ses coéquipiers vers la finale.

Le capitaine au nom très helvétique a peu de chances d'emmener ses coéquipiers vers la finale.

«Ce matin, j'ai pu courir, en ligne droite seulement mais sans douleur, a-t-il dit à la presse. Quatre jours d'un match à l'autre, c'est un délai très court et ce sera très compliqué...»

«L'évolution peut être favorable et on va voir au dernier moment ce qui se passe, a-t-il ajouté. Il faut être honnête avec le groupe, dans un moment si spécial, il faut être à 1000%. Il faut faire l'impossible pour y être mais aussi être bien au niveau physique».

Lugano s'est fait une entorse du genou droit contre le Ghana vendredi en quart de finale (1-1 a.p., 4-2 t.a.b.) et a dû être remplacé en cours de match.

Diego Lugano a dit s'attendre à «beaucoup de tension et de nervosité» dans ce match. «Il y aura sans doute beaucoup de tension, de nervosité, a-t-il dit à la presse. On est des équipes avec des caractéristiques différentes, mais si on est arrivé jusqu'ici c'est qu'il y a des qualités suffisantes».

L'arrière droit Maxi Pereira a pour sa part déclaré: «Le Ghana nous a compliqué la vie, et les Pays-Bas ce ne sera pas moins dur, ce sera encore un match où il ne faudra pas faire d'erreurs».

L'Uruguay se sent-il désormais plus fort? «Non, comme toujours, il ne faut pas avoir d'excès de confiance, a-t-il répondu. On pense toujours pareil, à se surpasser dans les moments difficiles comme on l'a souvent fait».

Manque de volume

Le milieu défensif de l'Uruguay Diego Perez a estimé dimanche que son équipe avait «manqué de volume» contre la Corée du Sud (2-1) et le Ghana (1-1, 4-2 t.a.b.) en 8e et en quart de finale du Mondial, et qu'il fallait «s'améliorer» à cet égard. «Ce sont des détails à améliorer, qu'on essaie d'améliorer petit à petit. Contre la Corée et le Ghana on a manqué de volume de jeu, c'est pourquoi on a tant souffert», a dit le «Russe» (son surnom) à la presse.

Le joueur de Monaco (1re div. française) a aussi estimé que le long parcours de qualifications avait rendu le groupe «plus fort». «Une fois atteint l'objectif de nous qualifier pour le Mondial, alors qu'on n'y était pas en 2006, c'était comme si on nous enlevait un poids», a-t-il observé.

«On est arrivé ici pour savourer cette chance, a-t-il ajouté. Pour l'instant ça marche, et je suis content de l'engagement qu'a eue cette sélection dans les moments difficiles».

Panenka «à la Zizou»

L'attaquant de l'Uruguay Sebastian Abreu, auteur d'une «panenka» sur son tir au but décisif contre le Ghana en quart de finale, a trouvé dimanche son geste tout aussi «magique» que le penalty tiré de la même manière par Zinedine Zidane en finale du Mondial 2006. «Par quel adjectif a-t-on qualifié le penalty de Zidane? Fou? Non, magique. Et Abreu, non?», s'est-il étonné devant la presse lorsqu'un journaliste lui a demandé si tenter ainsi une balle piquée à ce moment-là n'était pas un geste fou.

«Ce sont des décisions à prendre, toujours en s'efforçant de faire de son mieux et en s'assurant que le ballon entre», a précisé celui qui est surnommé «el Loco» (le fou) dans son pays, notamment pour ce genre de gestes dont il est coutumier.

Zidane avait lui aussi piqué son ballon pour ouvrir le score sur penalty pour la France en finale du Mondial 2006, finalement remportée par l'Italie aux tirs au but.

«Le "maestro" (le sélectionneur Oscar Tabarez, ndlr) m'avait demandé de tirer en 3e, et je lui ai demandé de tirer en 5e», a précisé Abreu, qui a dit aussi ressentir «de la fierté et du plaisir» d'être toujours en lice: «Puisqu'on est encore dans la danse, autant continuer à danser!»

«Si ç'avait été des choses politiques ou commerciales, on n'aurait pas pu lutter, puisqu'on se retrouve contre des pays de premier plan, mais comme c'est du football, on peut avoir notre mot à dire», a-t-il ajouté. (afp)

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