Crise migratoire – L’Ukraine va déployer des militaires à sa frontière

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Crise migratoireL’Ukraine va déployer des militaires à sa frontière

L’armée ukrainienne va déployer 8500 militaires supplémentaires à la frontière avec la Biélorussie, en raison de l’afflux de migrants aux limites de la Pologne.

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Le président du Bélarus Alexandre Loukachenko a promis aux migrants coincés à la frontière polonaise qu’il ne les retiendrait pas de force s’ils veulent gagner l’Europe, appelant l’Allemagne à les accueillir, au risque d’aggraver les tensions. (Vendredi 26 novembre 2021)

Le président du Bélarus Alexandre Loukachenko a promis aux migrants coincés à la frontière polonaise qu’il ne les retiendrait pas de force s’ils veulent gagner l’Europe, appelant l’Allemagne à les accueillir, au risque d’aggraver les tensions. (Vendredi 26 novembre 2021)

AFP
L’Ukraine a mis en garde vendredi les migrants qui tenteraient de traverser sa frontière depuis la Biélorussie, menaçant de les repousser par tous les moyens, même les armes à feu. (Vendredi 19 novembre 2021)

L’Ukraine a mis en garde vendredi les migrants qui tenteraient de traverser sa frontière depuis la Biélorussie, menaçant de les repousser par tous les moyens, même les armes à feu. (Vendredi 19 novembre 2021)

AFP
Le ministre polonais de la Défense, Mariusz Blaszczak, a averti que la crise à la frontière bélarusse «pourrait durer des mois, voire des années», affirmant que les migrants avaient de nouveau «attaqué la frontière polonaise» pendant la nuit. (Mercredi 17 novembre 2021)

Le ministre polonais de la Défense, Mariusz Blaszczak, a averti que la crise à la frontière bélarusse «pourrait durer des mois, voire des années», affirmant que les migrants avaient de nouveau «attaqué la frontière polonaise» pendant la nuit. (Mercredi 17 novembre 2021)

Reuters

L’Ukraine a annoncé jeudi son intention de déployer des milliers de gardes-frontière et de policiers à sa frontière avec le Bélarus, sur fond de crise migratoire à la frontière bélarusso-polonaise que Bruxelles accuse Minsk d’avoir orchestrée.

Plus de 2000 migrants, notamment des Kurdes du Proche-Orient, sont bloqués depuis plusieurs jours dans un camp de fortune à la frontière entre la Pologne et le Bélarus, où ils se réchauffent en brûlant du bois pour supporter des températures proches de 0°C.

Cette situation suscite l’inquiétude croissante de la communauté internationale, et le Conseil de sécurité de l’ONU doit se pencher jeudi sur ce dossier.

À plus de 200 km de là

L’Ukraine, qui partage une frontière avec le Bélarus au nord et avec la Pologne à l’ouest, cherche à éviter une situation équivalente à sa frontière, même si l’afflux principal est observé à plus de 200 km de cette ex-République soviétique.

L’armée ukrainienne va ainsi déployer 8500 militaires supplémentaires, parmi lesquels 3000 gardes-frontière, 3500 membres de la Garde nationale et 2000 policiers à la frontière entre l’Ukraine et le Bélarus, a annoncé jeudi le ministre ukrainien de l’Intérieur, Denys Monastyrsky.

Si les gardes-frontière ukrainiens ont assuré jeudi qu’«aucune menace» n’émanait en provenance du territoire bélarusse, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que son pays allait «répondre de manière adéquate» à tout développement de la situation à la frontière, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue lituanien Gitanas Nauseda.

Les températures sont proches de zéro degré.

Les températures sont proches de zéro degré.

Reuters

Éventuelles sanctions

Les Européens accusent depuis des semaines le président bélarusse Alexandre Loukachenko d’alimenter la crise en délivrant des visas à des migrants et en les acheminant à la frontière pour se venger de sanctions européennes.

Pour sa part, le Bélarus a menacé jeudi de riposter à d’éventuelles nouvelles sanctions européennes, agitées par Bruxelles, en fermant les vannes d’un important gazoduc transitant par son territoire.

Poutine appelle au dialogue

Le président russe Vladimir Poutine a exhorté jeudi l’Europe à renouer le dialogue avec son protégé, le dirigeant du Bélarus Alexandre Loukachenko, que Bruxelles accuse d’orchestrer une crise migratoire à la frontière avec la Pologne.

Lors d’un entretien téléphonique avec la chancelière allemande Angela Merkel, le second en deux jours, Vladimir Poutine a estimé que le règlement de cette «grave crise migratoire» passait par le «rétablissement des contacts entre les pays de l’UE et le Bélarus», selon un communiqué du Kremlin.

(AFP)

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