Actualisé 01.04.2019 à 15:46

ClimatLumières mises en veille, sauf quand il y a un couac

Samedi, une quarantaine de villes ont pris part à l'opération mondiale baptisée Earth Hour. Y compris Morges (VD), où ça ne s'est pas vraiment passé comme prévu.

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ats/jfz
L'opération Earth Hour, qui consiste à éteindre les lumières de certains monuments emblématiques durant une heure, s'est déroulée samedi dans le monde entier, comme ici à Berlin.

L'opération Earth Hour, qui consiste à éteindre les lumières de certains monuments emblématiques durant une heure, s'est déroulée samedi dans le monde entier, comme ici à Berlin.

Keystone/AP

Samedi à 20h30, plus de 180 pays ont plongé leurs monuments dans le noir pendant une heure pour sensibiliser les populations à la protection de la nature et du climat. En Suisse, une quarantaine de villes y ont pris part. Le jet d'eau de Genève, les cathédrales de Lausanne et de Fribourg, les châteaux de Bellinzone ou le pont de Lucerne font partie des lieux dont les éclairages ont été éteints.

Mais l'opération a aussi connu des couacs, relate lacote.ch: à Morges (VD), l'extinction des feux n'a pas fonctionné dans deux des trois rues prévues. Manque de chance, le groupe des astronomes amateurs de La Côte avait profité de cet obscurcissement programmé pour organiser une observation au télescope dans une des rues restées éclairées...

En cause, la reprogrammation de l'horloge qui commande automatiquement les candélabres, qui a connu un bug partiel. «Ce couac n'a heureusement pas empêché le Groupe des Astronomes amateurs de La Côte de s'emparer de la Grand-Rue, précise Emmanuelle Robert, porte-parole de la Ville de Morges. Avec leur télescope, ils ont pu inviter les passants à regarder la constellation d'Orion et la Grande Ourse.»

Un mouvement mondial qui prend de l'ampleur

Lancé en 2007, Earth Hour était alors une action commune de la ville de Sydney et du WWF Australie. Depuis, le mouvement a pris de l'ampleur dans le monde entier, tandis que le réchauffement climatique s'accentue sous l'effet de gaz à effet de serre à des niveaux d'émissions et de concentration record.

L'an dernier, près de 7000 villes de 187 pays avaient éteint leurs édifices emblématiques, selon les organisateurs.

La participation en Suisse a été nettement plus importante qu'en 2018. «Nous sommes conscients que nous devons mieux protéger la nature et le climat et de plus en plus de personnes se joignent à cette cause», a précisé Thomas Vellacott, directeur général du WWF Suisse dans un communiqué publié vendredi.

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