L’Uni de Genève et le syndicat étudiant enterrent la hache de guerre 
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GenèveL’Uni et le syndicat étudiant enterrent la hache de guerre 

Après la crise des conférences bloquées, l’alma mater et la CUAE diffusent un texte prônant des valeurs communes. Il n’est plus question de plainte, mais de dialogue et d’écoute bienveillante. 

Des militants avaient interrompu deux conférences se tenant à Uni Bastions les 29 avril et 17 mai.

Des militants avaient interrompu deux conférences se tenant à Uni Bastions les 29 avril et 17 mai.

TDG – L. Guiraud

Les interruptions de conférences jugées par transphobes par des militants LGBT survenues dans l’enceinte universitaire les 29 avril et 17 mai ne donneront pas lieu à une plainte pénale. Le rectorat est revenu sur son intention initiale, comme l’avaient annoncé divers médias en début de semaine. Il a préféré opter pour «un dialogue ouvert» avec la CUAE, la faîtière des syndicats étudiants, qui avait soutenu la démarche des activistes. Ce processus lui paraît être «mieux à même d’éviter que de telles situations ne se reproduisent à l’avenir».

Déclaration commune 

«Malgré des divergences d’interprétation qui subsistent sur la gravité des événements du 17 mai», l’Université et la CUAE ont diffusé un communiqué conjoint ce jeudi matin. Dans ce qu’ils nomment «déclaration commune», ils réaffirment des valeurs partagées, soit «le respect dû aux personnes, le refus de la violence et le respect de la liberté académique».

«Action révélatrice d’une souffrance»

Dans le corps du texte, les deux entités observent que «indépendamment de sa forme, l’action menée par les manifestant-es le 17 mai est révélatrice de la souffrance qui affecte certains groupes vulnérables – dont les personnes trans – et qui implique pour l’institution un devoir particulier de protection». Elles soulignent que «la liberté académique impose aussi des devoirs. Elle s’exerce dans le respect des lois, des règlements d’études, des devoirs de la charge, ainsi que des référentiels de compétence.» 

«Libérer la parole et améliorer l’écoute bienveillante»

Enfin, l’Université indique vouloir «renforcer son action et sa réflexion sur les besoins et les droits des différentes populations présentes» en son sein, «permettant que les souffrances soient entendues, comprises et soulagées». Et de préciser, finalement, que «la libération de la parole et l’amélioration de l’écoute bienveillante au sein de l’Université sont en effet les deux conditions d’un dialogue constructif».   

(jef)

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