Actualisé 25.03.2008 à 12:26

M.Pokora est de retour: interview exclusive

Pendant un an, il a travaillé aux États-Unis avec le producteur star Timbaland. Le 24 mars, M. Pokora est de retour avec MP3. Du lourd, du très lourd…

PARIS – Tranquillement assis, il lance : «Je suis très ambitieux. J'aime les chalenges, les défis». Chez certains, il y aurait, avec de tels propos, de l'insolence, de la suffisance. Chez M. Pokora, 22 ans, ça ressemble plutôt à l'évidence. Alors qu'il revient en musique avec un nouvel album, MP3, il peut présenter un CV avec deux fois la place de numéro 1 des ventes: en 2003 pour Notre étoile avec le groupe LinkUp et en 2006 avec son deuxième album solo, Player. Mais là, avec MP3 - un album hip pop très réussi - ça s'annonce en-core plus fort. Quatorze chansons tirées au cordeau dont, au moins, quatre tubes garantis. Et surtout M. Pokora a bossé aux États-Unis pendant un an avec des pointures: tout simplement Timbaland et sa bande! Du lourd, du très lourd, on vous dit… Rencontre exclusive.

Vous vous sentiez à l'étroit en France? Il vous a fallu carrément l'Amérique!

Ça a l'air de pas trop mal me réussir. Mon nouvel album, MP3, va être vendu dans vingt-trois pays - le dernier sera le Japon, et c'est prévu pour le 9 juillet prochain. Et c'est ce qui me plaît avec ce nou-vel album: faire voyager ma musique. C'est vraiment ça qui est beau dans ce projet… Alors, l'Amérique… Là aussi, c'est tout simple: quand on a du succès, on peut s'attaquer à encore plus grand. Il faut trouver les bons producteurs.

Et vous, vous avez trouvé une des stars dans le genre, dans le monde du hip-hop! Rien moins que Timbaland qui a produit Missy Elliott, Aaliyah, Jay-Z, Snoop Dogg, Justin Timberlake et le prochain album de Madonna…

Timbaland, j'ai pu l'approcher grâce à Nelly Furtado avec qui j'ai fait un duo à Cannes aux NRJ Music Awards en janvier 2007. Il y a eu un très bon feeling entre elle, son équipe et moi. Ce sont eux qui m'ont mis en rapport avec Timbaland…

Quand on est un chanteur français inconnu des Américains, que ressent-on lorsqu'on se retrouve en studio avec une star comme Timbaland?

Je ne me suis jamais sous-estimé vis-à-vis d'un artiste, quel qu'il soit. On est tous égaux, on est tous des humains avec deux bras, deux jambes, un cœur… Alors, en allant voir quelqu'un - Timbaland ou un autre - c'est toujours pareil: je lui montre mon envie, ma motiva-tion. Avec Timbaland, je me suis vendu, il ne me connaissait pas. Je lui ai montré tous mes DVD, il a apprécié. Franchement, sa collabo-ration avec moi, ça tient plus du coup de cœur - il gagne beaucoup plus avec les autres qu'avec moi!

Le cadre de la France, même si on l'élargit aux pays francopho-nes, c'était trop étroit pour vous?

Avant tout, je veux m'ouvrir un cap musical. Et si, en prime, je peux avoir l'international… Bien sûr, on va encore m'adresser des criti-ques. Mais c'est toujours pareil: il se dit des choses quand on a du succès. Mais, dans les critiques du passé, rien ne m'a blessé parce que ceux qui m'attaquent ne me connaissent pas, c'est bien dans la mentalité française! Moi, je suis très axé sur le show, le divertisse-ment. En cela, je suis très américain… Je fais de la musique pour donner le sourire à mon public. J'ai grandi avec Dire Straits, Genesis ou Jean-Jacques Goldman qu'écoutait mon père; mon grand frère, lui, c'était le metal et le rock. Et puis, à 5, 6 ans, j'ai été bercé par Michael Jackson. Lui, avec la veste qui scintille, c'est le show, le di-vertissement, on n'a pas encore fait mieux…

En 2003, vous étiez dans l'émission télé Popstars. Cinq ans plus tard, vous enregistrez un album aux États-Unis…

… et je sais que pour certaines personnes, c'est dur de dire que M. Pokora, c'est bien. Au début, on me prédisait un seul album, j'en suis à mon troisième! Je sais que ça va vite. Mais ça va à mon rythme!

Serge Bressan

Video de son dernier clip: She's dangerous

> À écouter : MP3 (EMI Music). Sortie le 24 mars 2008.

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