Tennis: «Ma carrière est exceptionnelle»
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Tennis«Ma carrière est exceptionnelle»

Stan Wawrinka a passé deux jours à Gstaad avant de reprendre l'entraînement jeudi. Rétabli de sa blessure, il s'envolera la semaine prochaine pour Montréal.

«J'ai le feu vert des médecins pour rejouer»

«J'ai le feu vert des médecins pour rejouer»

«J'ai le feu vert des médecins pour rejouer. Les douleurs venaient d'une inflammation des tendons, explique Stan Wawrinka. Le risque était trop grand de s'aligner à Gstaad». Lors de ces deux jours dans l'Oberland, le Vaudois a rencontré le directeur du tournoi Jean-François Collet. «Notre discussion fut fructueuse», précise-t-il pour couper l'herbe sous le pied de la presse de boulevard qui s'efforce de faire naître un antagonisme entre les deux hommes. «Je suis une cible idéale pour cette presse contrairement à d'autres», glisse malicieusement Stan Wawrinka.

Même s'il est encore sous contrat une année avec le tournoi de Gstaad, Stan Wawrinka ne veut pas s'engager pour 2016. «Les Jeux olympiques de Rio changent toute la donne», lâche-t-il. Gstaad aura lieu, en principe, la même semaine que Hambourg, Umag et Kitzbühel. «Il est bien trop tôt pour entrer dans le jeu des annonces, poursuit-il. Nous devons encore nous donner du temps pour savoir dans quelle direction aller. Cela vaut autant pour le directeur du tournoi que pour moi».

Engranger de la confiance

D'ici Rio, quel aura été le parcours du seul homme capable de gagner deux titres du Grand Chelem sous l'ère du «Big Four» ? Le Champion d'Australie 2014 et de Roland-Garros 2015 sera-t-il encore capable de sortir un nouveau lapin de son chapeau ? «Je ne suis pas dans la peau d'un joueur qui peut se fixer l'objectif de gagner l'US Open, avoue-t-il. Je ne suis pas à ce niveau là. Ce dont j'ai besoin, c'est d'être à 100 % dans mes matches pour gagner en confiance au fil des jours». Une confiance, une fois acquise, qui l'autorise de croire qu'il peut battre Novak Djokovic en finale de Roland-Garros.

«Je me refuse de me comparer au «Big Four». Rafael Nadal a beau n'être que le dixième du classement de l'ATP aujourd'hui, je ne nourris aucune crainte pour lui. Il va revenir, annonce-t-il. Sur les dix dernières années, Nadal, Federer, Djokovic et Murray ont tout gagné, les tournois du Grand Chelem, les Jeux olympiques et les Masters 1000. Il serait absurde de me comparer à eux. Mais par ailleurs, je sais que je peux les battre. Aujourd'hui, je suis dans le top 4 de l'ATP et ce classement ne doit rien au hasard. C'est vrai, je mène une carrière extraordinaire !»

«Cela a fait tilt dans ma tête»

Une carrière dont l'apothéose fut, bien sûr, sa victoire en quatre sets le 7 juin dernier en finale des Internationaux de France. Le tournoi qui compte le plus à ses yeux. «Pour une simple raison: j'ai grandi sur terre battue. Jusqu'à mes 19 ans, je ne jouais que sur cette surface», rappelle-t-il. Une finale dont le tournant fut, selon lui, le dernier jeu du premier set. «Même si je l'ai perdu, cela a fait tilt dans ma tête, explique-t-il. J'ai pris conscience à cet instant que je lui faisais mal dans l'échange. Que j'arrivais à le faire reculer. Mais je savais aussi que Djokovic pouvait à tout moment reprendre les commandes du match. Il est tellement fort ! A Melbourne en 2014, je menais deux sets à un. J'étais le patron sur le court et tout avait basculé sur deux ou trois points en quelques secondes. On s'était retrouvé embarqué dans un cinquième set. A Paris, cela a failli se reproduire à 4-3 0-40 pour lui dans la quatrième manche...»

Stan Wawrinka a pu toutefois écarter ces balles de break pour conclure cette finale sur un revers imparable. «Gagner cette balle de match de la sorte fut extraordinaire, avoue-t-il. Avec le recul, je suis content que l'ace, sur la première balle de match, m'avait été refusé pour quelques centimètres. Je n'aurais pas voulu conclure cette finale sur une décision dictée par le radar. A Melbourne en 2014, l'issue de ma finale avait déjà été un peu étrange en raison de la blessure de Nadal. Mais à Paris, ce fut parfait».

A Londres en revanche, les regrets sont bien là. Sa défaite sur le fil contre Richard Gasquet l'a privé d'une demi-finale contre Djokovic. «Ce match, je rêvais de le jouer», glisse le Vaudois. Même s'il ne l'avouera jamais, Stan Wawrinka est conscient d'une réalité: il est aujourd'hui le seul capable de battre Novak Djokovic dans une rencontre au meilleur des cinq sets. (ats)

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