Présidentielle française: «Mais vous êtes fou ou quoi?»

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Présidentielle françaiseMacron à un électeur: «Mais vous êtes fou ou quoi?»

En déplacement en Alsace, le président-candidat a eu un échange musclé avec un détracteur.

La campagne du second tour a démarré sur les chapeaux de roues et s’envenime. Les deux finalistes s’affrontent à distance sur les retraites, le pouvoir d’achat, l’Europe et le régalien. Chacun lorgne aussi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, arrivé en troisième position dimanche soir. Clairement à l’offensive, Emmanuel Macron multiplie les bains de foule et longs échanges avec les citoyens. Il était mardi à Mulhouse et Strasbourg, deux villes dans lesquelles le leader de La France insoumise était arrivé en tête.

Ces deux derniers jours, le président-candidat a été plusieurs fois alpagué par des électeurs en colère. En témoigne ce face-à-face musclé avec un passant à Châtenois (Bas-Rhin), qui a bombardé Emmanuel Macron d’insultes. «C’est la première fois, à cause de vous, que je vais voter Marine Le Pen. Votre bilan, la manière dont vous avez traité les gens depuis le début de votre mandat est un scandale. Vous êtes aussi arrogant, aussi méprisant, aussi cynique. Vous êtes machiavélique, vous êtes manipulateur, vous êtes menteur en plus», a lâché l’électeur.

«Je n’ai jamais vu un président de la République aussi nul que vous»

Le président-candidat a ironisé avec un calme olympien sur le manque d’arguments de son détracteur, qui lui a ensuite reproché d’avoir «assassiné l’hôpital». «Mais vous êtes fou ou quoi?» lui a répondu Emmanuel Macron, soutenu par une bonne partie de la foule. «Je n’ai jamais vu un président de la République aussi nul que vous», a encore attaqué l’habitant.

«Vous dites des choses très agressives mais je vous respecte», a rétorqué le président-candidat. Réponse de l’électeur: «Moi aussi, je vous respecte mais je ne voterai jamais pour vous. Avec toutes les casseroles que vous traînez derrière…» Ce à quoi Macron a répliqué: «Vous, ça se mélange quand même beaucoup dans la tête. Vos arguments, ça va quand même dans tous les sens.»

Lors d’un meeting en soirée à Strasbourg, le président-candidat a attaqué Marine Le Pen sur l’Europe, dénonçant sa volonté de «sortir de l’Union européenne» sans le dire. «L’Europe qui est la nôtre n’est pas une alliance de nations qui veulent se faire la guerre, c’est un projet de respect», alors que les «rêves d’empire reviennent», a-t-il ajouté, citant la Russie. Auparavant, à Mulhouse, il avait dénoncé «les carabistouilles de Madame Le Pen», qui lors de la précédente campagne, il y a 5 ans, prônait une sortie de l’Union européenne.

(joc/afp)

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