Législatives françaises: Macron reçoit les partis politiques face aux blocages annoncés

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Législatives françaisesMacron reçoit les partis politiques face aux blocages annoncés

Six d’entre eux seront reçus successivement mardi, à l’Elysée, afin de trouver une solution après les résultats des législatives françaises.

La situation est complexe pour le camp d’Emmanuel Macron, depuis que sa coalition a perdu la majorité absolue aux législatives françaises.

La situation est complexe pour le camp d’Emmanuel Macron, depuis que sa coalition a perdu la majorité absolue aux législatives françaises.

AFP

Comment gouverner? Deux jours après les élections législatives qui ont sonné la macronie, Emmanuel Macron reprend l’initiative face aux risques de blocage de ses réformes à l’Assemblée, en invitant des responsables des partis politiques.

Six d’entre eux seront reçus successivement mardi, à l’Elysée: Christian Jacob (LR) ouvre la marche à 10H00, avant Olivier Faure (PS) à 11H00, François Bayrou (Modem) à 14H00, Stanislas Guerini (LREM) à 15H00, Marine Le Pen (RN) à 17H30 et Fabien Roussel (PCF) à 18H30, avant d’autres mercredi comme le chef du parti EELV Julien Bayou. Chez LFI, Jean-Luc Mélenchon ne se déplacera pas. C’est le numéro deux Adrien Quatennens et la députée Mathilde Panot qui rencontreront le chef de l’Etat, a indiqué, mardi matin, le député LFI Eric Coquerel sur franceinfo.

Motion de censure

Adrien Quatennens et plusieurs autres responsables de LFI ont exigé la démission de la Première ministre Elisabeth Borne, qui ne sera pas présente aux entretiens avec les partis politiques. Le président par intérim du RN, Jordan Bardella, a estimé qu’elle devait «rendre son tablier». Mathilde Panot a d’ores et déjà annoncé «une motion de censure» contre le gouvernement, en estimant que, contrairement au dernier quinquennat, «le Parlement ne sera pas composé que de Playmobil».

Si personne dans la macronie ne met publiquement en cause la cheffe du gouvernement – et donc de la majorité - de nombreux responsables politiques de LR, dont leur candidate à la présidentielle Valérie Pécresse, ont aussi appelé Emmanuel Macron, à «tenir compte du résultat de ces élections» en changeant «de ligne politique, de Premier ministre et de gouvernement».

Remaniement

Quid d’un accord entre le LR et la macronie? «Nous sommes et nous resterons dans l’opposition: il n’y aura ni pacte ni coalition avec Emmanuel Macron», a encore répété, lundi, le patron des Républicains, Christian Jacob, dans une tentative d’autorité sur son parti, apparu divisé sur la question, à l’instar de Jean-François Copé. Un bureau politique de LR doit d’ailleurs être réuni mardi, en fin d’après-midi.

Resté silencieux depuis la gifle électorale de dimanche, Emmanuel Macron a déjeuné lundi, avec Elisabeth Borne et les ténors d’Ensemble! Edouard Philippe et François Bayrou. Un remaniement est à l’ordre du jour puisque trois ministres doivent quitter le gouvernement, après avoir été battues dimanche: Amélie de Montchalin à la Transition écologique, Brigitte Bourguignon à la Santé, et Justine Benin à la Mer.

A partir de là, «il y a ceux qui pensent qu’il faut tâtonner et rester dans une forme de statu quo gouvernemental, et ceux qui veulent tout changer du sol au plafond, notamment avec un nouveau Premier ministre», relève un familier de l’exécutif, selon qui «ça flotte beaucoup».

Echec de la Nupes

Emmanuel Macron n’a que deux jours devant lui, avant un tunnel d’obligations internationales (Conseil européen, G7, sommet de l’OTAN) à partir de jeudi. Il devrait apparaître à la fête de la musique à l’Elysée, mardi soir, mais aucune allocution politique n’est pour l’instant prévue.

En attendant, la Nupes a connu un premier raté: en proposant de bâtir un groupe parlementaire unique afin d’apparaître comme la première opposition à Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon a reçu une sèche fin de non-recevoir de la part de ses partenaires.

Quitte à ce que la deuxième force au Palais Bourbon revienne au Rassemblement national. Marine Le Pen a d’ailleurs prévenu de sa détermination à «mettre en œuvre le blocage de toutes les réformes (...) nocives, au premier rang desquelles la retraite à 65 ans».

(AFP)

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