France: Macron veut créer des «hot spots» en Libye
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FranceMacron veut créer des «hot spots» en Libye

Le président français veut implanter directement sur le territoire libyen des centres d'examen pour les candidats à l'asile.

Mardi, le président français avait obtenu un accord entre les deux homme fort de Libye, Khalifa Haftar et Fayez al Sarraj

Mardi, le président français avait obtenu un accord entre les deux homme fort de Libye, Khalifa Haftar et Fayez al Sarraj

AFP

«L'idée est d'ouvrir des hot spots en Libye afin d'éviter aux gens de prendre des risques fous alors qu'ils ne sont pas tous éligibles à l'asile», a dit le chef de l'Etat en marge d'un visite d'un centre d'hébergement de réfugiés à Orléans (Loiret).

«Les gens, on va aller les chercher», a-t-il poursuivi. «Je compte le faire dès cet été (...) on va essayer de le faire avec l'Europe mais nous, la France, on le fera», a-t-il ajouté. Cette décision s'inscrit dans «la volonté du président de la République d'avoir un accueil qui soit digne pour ceux qui relèvent du droit d'asile», souligne-t-on dans l'entourage du chef de l'Etat. «A ce stade les conditions de sécurité ne sont pas réunies», précise-t-on.

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi, en 2011, la Libye est plongée dans le chaos. Le pays est devenu une plaque tournante des réseaux de passeurs et de trafiquants. Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 100'000 migrants et réfugiés sont arrivés depuis janvier en Europe, dont plus de 85'000 ont débarqué en Italie en traversant la Méditerranée depuis les côtes libyennes.

Haftar accuse son rival

Mardi, le président français avait obtenu un accord entre les deux hommes forts de Libye, Khalifa Haftar et Fayez al Sarraj. Toutefois, l'homme fort de l'Est libyen, M. Haftar, a accusé son rival, chef du gouvernement d'entente nationale (GNA), de «fanfaronner» et de n'avoir «aucune autorité sur Tripoli», dans un entretien à France 24 au lendemain de cet accord.

«Il ne possède pas la ville. Tripoli est la capitale de tous les Libyens, elle n'appartient à personne, il n'a aucune autorité sur Tripoli», a lancé Khalifa Haftar dans cet entretien diffusé mercredi soir.

M. Sarraj, chef d'un gouvernement reconnu par la communauté internationale, «est un ingénieur. Il doit parler dans le cadre de ses compétences et loin des fanfaronnades inutiles. Il ne possède que le verbe», a asséné le maréchal Haftar, homme fort de l'Est du pays, à la tête d'une autoproclamée armée nationale libyenne.

Ces paroles jettent une ombre sur l'accord arraché mardi en région parisienne aux deux rivaux par Emmanuel Macron, qui a fait du dossier libyen une de ses priorités.

MM. Sarraj et Haftar ont «agréé» - mais pas signé - une déclaration en dix points dans laquelle ils s'engagent notamment à un cessez-le-feu et à organiser des élections le plus rapidement possible. Cette déclaration de principes reste toutefois très vague et n'engage pas la myriade de milices plus ou moins alliées avec les deux rivaux libyens. (nxp/ats)

L'ONU soutient la déclaration conjointe des rivaux libyens

Le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé jeudi la déclaration conjointe adoptée mardi en France par les deux principaux rivaux libyens pour sortir leur pays du chaos après six ans de conflits internes.

«Les membres du Conseil poussent tous les Libyens à soutenir une solution négociée, une réconciliation nationale, et un cessez-le-feu immédiat, comme l'appelle la déclaration», explique le communiqué de l'ONU.

(NewsXpress)

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