Actualisé 08.08.2012 à 07:18

Moscou

Madonna dit prier pour la liberté des Pussy Riot

Les trois femmes du groupe de punk russe Pussy Riot, en procès, ont reçu le soutien de députés allemands, de la chanteuse Madonna et de Yoko Ono, veuve de John Lennon.

Les accusées devraient faire une dernière déclaration mercredi devant un tribunal de Moscou où elles sont jugées pour une chanson anti-Poutine.

Le procureur a requis mardi trois ans de camp à l'encontre des prévenues, Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 29 ans, et Maria Alekhina, 24 ans. Les trois jeunes femmes sont jugées pour «hooliganisme» après avoir chanté le 21 février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» contre le président Vladimir Poutine dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou.

Cent-vingt députés des cinq groupes parlementaires de la chambre basse du Parlement allemand (Bundestag) ont adressé une lettre à l'ambassadeur de Russie à Berlin. Ils se disent «préoccupés» par la procédure judiciaire visant les Pussy Riot, en détention provisoire depuis cinq mois.

«Nous estimons que la détention provisoire de plusieurs mois et la peine élevée requise sont draconiennes et démesurées», écrivent les députés dans cette lettre publiée par l'hebdomadaire «Der Spiegel» sur son site.

Madonna prie

De son côté, l'artiste d'avant-garde Yoko Ono en a appelé au président Vladimir Poutine pour libérer les jeunes femmes, dans un message sur son compte Twitter.

«Monsieur Poutine, vous êtes un homme sage, vous n'avez pas besoin de lutter contre des musiciens ou leurs amis. Gardez de la place en prison pour de véritables criminels», a écrit Yoko Ono.

Mardi, la chanteuse américaine Madonna avait rejoint d'autres stars internationales de la chanson en apportant son soutien aux Pussy Riot lors de son concert à Moscou. Elle a assuré prier pour leur libération.

Pas relaxées

Par ailleurs, une source haut placée à la chambre basse du Parlement russe (Douma) et proche du Kremlin a indiqué au quotidien «Nezavissimaïa Gazeta» de mercredi que la condamnation des Pussy Riot serait probablement inférieure aux trois ans de camp requis par le procureur.

Mais cette source anonyme a ajouté être sûre que les trois jeunes femmes ne seraient pas relaxées, comme le réclame la défense: «Autrement on se poserait la question - mais pourquoi au juste ont- elles été en détention?».

«La peine couvrira probablement la détention provisoire et sera un peu supérieure. Il serait absurde de les libérer immédiatement à la sortie du tribunal», a ajouté cette source. (afp)

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