Actualisé 16.11.2013 à 12:30

Russie Madonna soutient les membres de Greenpeace

La reine de la pop a rejoint les rangs des stars et personnalités internationales qui demandent la libération des 30 membres d'équipage de Greenpeace, dont le Zurichois Marco Weber.

«Ces 30 personnes sont en prison en Russie pour avoir organisé une manifestation pacifique dans l'Arctique! Faites entendre votre voix. Ramenez ces gens à la maison!», écrit la reine américaine de la pop dans un message publié tard vendredi.

Madonna a déjà profité de ses concerts en Russie pour faire passer des messages politiques. Lors d'un concert à Moscou l'an dernier, elle avait appelé à la libération des membres du groupe Pussy Riot qui purgent actuellement une peine d'emprisonnement de deux ans pour avoir protesté contre Poutine.

Merkel ou encore Cameron

Elle avait également donné aux fans des rubans roses lors d'un concert à Saint-Pétersbourg pour exprimer son opposition à la loi controversée interdisant la «propagande» de l'homosexualité aux mineurs.

Madonna rejoint l'ancien Beatle Paul McCartney qui a publié jeudi, sur son site internet, une lettre au président russe Vladimir Poutine disant qu'il souhaitait que les militants puissent être à la maison pour Noël.

Vendredi, l'actrice française Marion Cotillard et des personnalités françaises de la politique et de la culture se sont symboliquement mises en cage pour marquer leur soutien aux trente militants de Greenpeace.

Pour sa part, la chancelière allemande Angela Merkel a déjà exprimé son inquiétude sur leur cas alors que le chef du Gouvernement britannique David Cameron avait exhorté la semaine dernière M. Poutine à traiter les «Arctic 30» équitablement.

19 pays

Les trente membres de l'équipage de l'Arctic Sunrise de Greenpeace, arrêtés en septembre après une action sur une plateforme pétrolière dans l'Arctique, ont eux été transférés mardi de Mourmansk à Saint-Pétersbourg et à nouveau incarcérés.

Ces militants, dont 26 ne sont pas Russes, qui souhaitaient dénoncer les risques écologiques liés à l'extraction du pétrole dans cette zone aux écosystèmes fragiles, doivent répondre des accusations de «piraterie» (un crime passible de 15 ans d'emprisonnement) et de «hooliganisme» (passible de sept ans).

Le Comité d'enquête russe a déclaré le mois dernier qu'il avait réduit les accusations portées contre les membres de l'équipage, qui viennent de 19 pays différents, de la piraterie au hooliganisme.

Mais Greenpeace affirme que l'accusation de piratage n'a jamais été officiellement levée. (ats)

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