Actualisé 01.01.2018 à 15:16

Espagne

Madrid évalue à un milliard le coût de la crise catalane

Le ministre espagnol de l'Economie a estimé le coût financier des velléités indépendantistes de la Catalogne.

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Une histoire du nationalisme catalan
Une histoire du nationalisme catalan

La tension commence vraiment avec la «guerre des Faucheurs». Les paysans catalans se révoltent en 1640 contre le roi qui les écrase sous les taxes pour financer la guerre contre la France et tuent le vice-roi. Cet épisode constitue l'hymne national catalan.

kein Anbieter/Antoni Estruch i Bros, Els Segadors, 1907
Mais les choses se gâtent encore plus le 11 septembre 1714. Durant la guerre de succession d'Espagne, Barcelone choisit le camp des Habsbourg contre les Bourbon. Ceux-ci triomphent et leur roi, Felipe V, écrase la ville. Une chute commémorée via la fête nationale catalane.

Mais les choses se gâtent encore plus le 11 septembre 1714. Durant la guerre de succession d'Espagne, Barcelone choisit le camp des Habsbourg contre les Bourbon. Ceux-ci triomphent et leur roi, Felipe V, écrase la ville. Une chute commémorée via la fête nationale catalane.

kein Anbieter/L'Onze de Setembre de 1714 – d'Antoni Estruch i Br
Au 20e siècle, après la proclamation de la IIe République, la Catalogne obtient un statut d'autonomie qui ressuscite l'institution de la Généralité de Catalogne. Le 6 octobre 1934, une très éphémère république catalane est même proclamée.

Au 20e siècle, après la proclamation de la IIe République, la Catalogne obtient un statut d'autonomie qui ressuscite l'institution de la Généralité de Catalogne. Le 6 octobre 1934, une très éphémère république catalane est même proclamée.

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Le ministre espagnol de l'Economie, Luis de Guindos, a évalué lundi à un milliard d'euros (environ 1,2 milliard de francs) le coût économique de «la crise de l'indépendantisme» en Catalogne. En cause: le ralentissement de la croissance dans la région.

«La Catalogne avait une croissance au-dessus de celle de l'Espagne, c'est un des moteurs fondamentaux de la reprise espagnole. Cependant au quatrième trimestre, c'est devenu un fardeau», a-t-il soutenu dans un entretien accordé à la radio Cadena Ser.

Le ministre a attribué ce ralentissement de la croissance dans la région qui fournit 19% du PIB espagnol à «l'énorme incertitude, inquiétude et perte de confiance générées par les décisions du précédent gouvernement» régional de l'indépendantiste Carles Puigdemont.

Les trois partis séparatistes avaient voté en septembre 2017 des lois de «déconnexion» avec l'Espagne, organisé un référendum d'autodétermination interdit le 1er octobre - marqué par des violences policières - et proclamé unilatéralement l'indépendance d'une «République catalane» le 27 octobre. La Catalogne avait alors été placée sous administration directe par Madrid.

Aux élections régionales du 21 décembre, les partis indépendantistes ont retrouvé leur majorité en sièges au Parlement catalan et devraient pouvoir former un gouvernement. Mais le président catalan destitué par Madrid, Carles Puigdemont, reste actuellement à Bruxelles pour échapper aux poursuites judiciaires et l'ex-vice-président Oriol Junqueras est en détention provisoire pour «sédition», «rébellion» et «détournements de fonds publics».

«Bonne année» en vue

M. de Guindos a souhaité que le nouveau gouvernement catalan «soit conscient des coûts que génère cette politique» indépendantiste et «abandonne la voie unilatérale» à laquelle s'opposent, a-t-il insisté, «toute l'Europe et la communauté internationale».

Il a assuré que 2018 allait être «une bonne année» pour son pays. Pour 2018, la banque centrale table sur 2,4% de hausse du PIB. Cette prévision avait été légèrement abaissée mi-décembre par rapport aux 2,5% espérés auparavant, en raison de «l'augmentation de l'incertitude associée à la situation en Catalogne», avait alors expliqué la Banque d'Espagne. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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