Crise de la dette: Madrid n'aura besoin que de 62 milliards d'euros
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Crise de la detteMadrid n'aura besoin que de 62 milliards d'euros

L'Espagne n'aura besoin que de 62 milliards d'euros sur les 100 milliards mis à disposition par ses partenaires de la zone euro pour recapitaliser ses banques.

Le ministre de l'Economie espqgnole a une nouvelle fois déclaré dans un entretien au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung à paraître vendredi, que Madrid n'avait pas besoin de plus de 62 milliards d'euros pour recapitaliser des banques.

Le reste de ces 100 milliards constitue «des réserves de sécurité», a ajouté Luis de Guindos, qui a assuré que son pays rembourserait la totalité des fonds prêtés.

«Nous sommes responsables de ce remboursement. Je suis convaincu qu'il n'y aura pas la moindre perte pour les prêteurs», a-t-il dit au journal allemand.

30 milliards en juillet

Selon une proposition de feuille de route du fonds de secours européen FESF, le plan d'aide à l'Espagne comprendra, après une première enveloppe de 30 milliards d'euros prévue pour juillet, un versement estimé à 45 milliards d'euros à la mi-novembre.

Ce document daté du 9 juillet a été publié jeudi sur le site du ministère néerlandais des Finances.

Fin juin, le gouvernement espagnol avait annoncé que ses banques auraient besoin de 62 milliards d'euros au maximum, se basant sur les résultats des cabinets d'audit Roland Berger et Oliver Wyman.

Fond spécial pour les régions

Le gouvernement espagnol va créer un fonds spécial garanti par l'Etat auquel pourront recourir les régions qui ne peuvent honorer les dettes arrivées à échéance, elles devront toutefois se soumettre à de nouvelles «conditions d'assainissement», a déclaré jeudi le ministre des Finances Cristóbal Montoro.

M. Montoro a expliqué que cet outil financier, proposé la veille par le chef du gouvernement Mariano Rajoy, avait pour but d'assurer «les liquidités suffisantes pour permettre aux régions autonomes de faire face à leurs engagements financiers» au moment où elles sont confrontées à de sérieuses difficultés d'accès aux marchés.

Il s'agira de «la constitution d'un fonds qui devra honorer des échéances déterminées des régions autonomes qui ne peuvent honorer ces échéances et ce, de manière exceptionnelle», a précisé le ministre des Finances à l'issue de la réunion du conseil de politique fiscale qui réunit le pouvoir exécutif central et les régions.

(afp)

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