Venezuela: Maduro augmente de 50% le salaire minimum

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VenezuelaMaduro augmente de 50% le salaire minimum

Le président vénézuélien a annoncé dimanche une hausse de 50% du salaire minimum, la troisième depuis le début de l'année.

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L'ex-procureure générale Luisa Ortega, évincée par l'Assemblée constituante s'est réfugiée en Colombie, vendredi 18 août. Chaviste devenue opposante farouche au président du même bord politique, Nicolas Maduro, elle a été écartée du pouvoir dès que la Constituante a été instalée. (Image d'archive)

L'ex-procureure générale Luisa Ortega, évincée par l'Assemblée constituante s'est réfugiée en Colombie, vendredi 18 août. Chaviste devenue opposante farouche au président du même bord politique, Nicolas Maduro, elle a été écartée du pouvoir dès que la Constituante a été instalée. (Image d'archive)

Keystone
Vendredi 18 août également, le Parlement vénézuélien, seule institution contrôlée par l'opposition, a été privé de la majorité de ses pouvoirs par l'Assemblée Constituante, qui poursuit ainsi la reprise en main du pays amorcée par Nicolas Maduro. (Image d'archive)

Vendredi 18 août également, le Parlement vénézuélien, seule institution contrôlée par l'opposition, a été privé de la majorité de ses pouvoirs par l'Assemblée Constituante, qui poursuit ainsi la reprise en main du pays amorcée par Nicolas Maduro. (Image d'archive)

Keystone
Le Renseignement vénézuélien a perquisitionné mercredi le domicile de l'ex-procureure générale du pays, Luisa Ortega, une chaviste devenue dissidente, etévincée par l'Assemblée constituante. (Image - mercredi 16 août 2017)

Le Renseignement vénézuélien a perquisitionné mercredi le domicile de l'ex-procureure générale du pays, Luisa Ortega, une chaviste devenue dissidente, etévincée par l'Assemblée constituante. (Image - mercredi 16 août 2017)

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Le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé dimanche une augmentation de 50% du salaire minimum, à 97'351 bolivars (37 dollars au taux officiel, soit 32 euros), la troisième hausse de celui-ci depuis le début 2017.

Le chef de l'Etat vénézuélien, en butte à des manifestations quasi-quotidiennes depuis début avril, a également annoncé l'augmentation du bon alimentaire qui accompagne le salaire minimum, pour le porter à 153'000 bolivars (environ 58 dollars, soit 51 euros).

Le salaire minimum avait déjà été augmenté de 50% le 8 février et de 60% le 30 avril. Ces hausses ne permettent cependant pas de compenser l'inflation, qui devrait être de 720% cette année selon les prévisions du FMI.

Pour Asdrubal Oliveros, économiste, cette nouvelle augmentation du salaire minimum pourrait même alimenter encore l'inflation, réduire le pouvoir d'achat effectif des Vénézuéliens et faire augmenter encore le chômage.

31 étudiants libérés

Par ailleurs, trente-et-un étudiants arrêtés jeudi lors d'une manifestation contre le président ont été libérés dimanche, a annoncé le directeur de l'ONG Foro Pénal, Me Alfredo Romero, avocat. «Liberté totale pour les étudiants. Le juge a frappé d'une nullité totale leur arrestation», a indiqué Me Romero sur Twitter, depuis le palais de justice à Caracas.

Sept autres étudiants arrêtés jeudi avaient été libérés dès vendredi avait déclaré cet avocat.

«Liberté totale pour nos camarades, comme cela aurait toujours dû être le cas. Nous sommes en train de prouver au pays qu'il s'agit d'une lutte de résistance et ensemble nous allons construire un Venezuela différent», a plaidé Daniel Ascanio, un leader étudiant, en larmes, sur le réseau social Périscope, alors qu'il attendait la libération de ses amis, avec des dizaines d'autres personnes.

Ces étudiants avaient été arrêtés jeudi dans une banque où ils s'étaient réfugiés après que leur manifestation avait été dispersée par les forces de l'ordre à coups de gaz lacrymogènes et de chevrotines.

89 morts

Depuis le début des manifestations contre le régime du président Maduro, début avril, 89 personnes ont été tuées et plus de mille ont été blessées, selon le Parquet, et plus de 3500 ont été interpellées selon Foro Penal.

Dans une déclaration à la fin de la prière de l'Angelus sur la place Saint-Pierre à Rome, le pape a appelé dimanche à mettre un terme aux violences au Venezuela et dit penser aux familles des victimes de la vague de protestation qui touche le pays depuis trois mois.

«J'appelle à la fin de la violence et à une solution pacifique et démocratique de la crise», a déclaré le pape: «J'assure de mes prières ce pays bien-aimé et j'exprime ma proximité aux familles qui ont perdu leurs enfants dans les rues». (nxp/afp)

(NewsXpress)

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