Actualisé 26.06.2008 à 20:18

Maé: «Mon bébé est déjà un saltimbanque»

Avant son concert au stade de Sion, le 20 juillet, le chanteur parle de ses projets et de son petit Jules.

Jeudi 26 juin, dans «Les patriotes», sur Rouge FM, Christophe Maé était interviewé par «20 minutes». L'occasion d'évoquer sa tournée.

– Christophe, fin septembre, sortira un album live un peu spécial…

– Oui, il sera acoustique, ambiance roots. La semaine dernière, on l'a enregistré en Corse, dans une ambiance très intimiste. Il y avait 150 personnes, assises sur le sable, à la tombée de la nuit avec la pleine lune derrière nous. On va jouer dans cette même configuration les 6, 7 et 8 novembre au Palais des Sports. L'idée est d'être très proche des gens. Un concert comme à la maison, si vous voulez.

– Et pourquoi la Corse?

– Parce que c'est là que tout a commencé pour moi. J'ai joué là-bas pendant dix ans dans des pianos-bars, et j'y ai rencontré Dove Attia, le producteur de la comédie musicale «Le Roi Soleil». Cela me tenait à cœur d'y retourner pour l'album live et le DVD qui sortira par la suite.

– Avant cela, le 14 juillet, vous allez chanter devant la tour Eiffel pour la Fête nationale française. Ces grand-messes, où vous tenez en haleine des milliers de personnes, comment ça se prépare?

– Pour ma part, je ne prépare rien. Je trace! Ce n'est pas dans ma nature de réfléchir longtemps à l'avance à un concert. Je suis quelqu'un de spontané. Là, ça va être énorme, ils annoncent un demi-million de spectateurs, avec un orchestre symphonique sur scène. C'est sûr que ce sera une soirée qui va marquer ma vie entière. Passer d'une soirée de piano-bar avec six personnes, dont quatre bourrées au comptoir, à un public aussi grand, c'est magnifique. Je vis un rêve éveillé.

– Comment on sort d'un concert comme ça?

– On en sort forcément «surénergisé». C'est vrai que je ne peux pas aller me coucher dans l'heure qui vient. Alors on tchatche avec les musiciens, on boit un petit verre, et je rentre généralement trois à quatre heures après à l'hôtel.

– Le 20 juillet, vous revenez en Suisse, au Stade de Tourbillon, à Sion…

– On m'en a beaucoup parlé. Il paraît que c'est grandiose et que le public met vraiment le feu. Sion, je m'en souviens, parce que j'y ai joué il y a huit ans dans un endroit qui s'appelle La Belle-Epoque. A un moment du concert, on a entendu un accident de voiture. Des gens du bar sont sortis pour voir ce qui se passait, et ils sont revenus pour m'avertir qu'un gars saoul était rentré dans ma bagnole garée devant l'établissement! Moi qui étais allé chanter gentiment mes petites chansons, et voilà qu'on me casse ma voiture le premier soir!

– Vous avez écrit une chanson pour un résident suisse, autrement dit pour le prochain album de Johnny Hallyday. Comment s'est faite cette rencontre?

– Un soir que je faisais mon premier Zénith à Paris, j'étais mort de trouille. Je repère M. Hallyday juste devant moi, avec Laeticia. Pendant tout le concert, je l'ai vu danser. Il était en folie, quoi. Cela me touchait qu'il soit venu, mais surtout qu'il prenne autant son pied. A l'issue du concert, il est venu dans ma loge et m'a dit: «Tu sais, mon grand, je crois que je peux partir tranquille: la relève est assurée.» J'en ai encore des frissons aujourd'hui, car c'est le plus beau compliment qu'il pouvait me faire. Dans ce métier-là, s'il y a une référence, c'est quand même M. Hallyday.

– Vous ferez la première partie de la tournée d'adieux de Johnny, en 2009. C'est en quelque sorte un passage de témoin. Vous désigne-t-il ainsi comme son héritier artistique?

– Je n'irai pas jusque-là. Pour moi c'est un honneur et un privilège. Un grand plaisir avant tout aussi. De le suivre tout au long d'une tournée, c'est un beau cadeau. D'un grand monsieur comme lui, j'ai tout à apprendre.

– Votre petit gars, Jules, a 3 mois. Vous lui avez écrit une chanson que vous chantez sur scène, chanson qui a pour titre «Et je te vois». Or vous ne devez pas le voir souvent, justement!

– Sa maman et lui m'accompagnent parfois en tournée. C'est déjà un saltimbanque! Ils ne sont pas sur toutes les dates, mais ils sont souvent là, avec moi.

– Qu'est-ce que la paternité vous a appris sur vous-même?

– D'être un peu plus responsable. Je suis toujours autant déconneur, mais avec lui je dois être un peu plus sérieux, un peu plus concentré.

– Les récompenses pleuvent sur vous, le succès est là tous les soirs de votre tournée. Vous vivez des moments exceptionnels. Avez-vous toujours sur vous le petit chapelet que vous avait offert une jeune femme brésilienne pour vous porter bonheur?

– Oui, je le porte tous les soirs sur scène, autour du cou. C'est mon gri-gri. Je ne m'en sépare plus!

Pascal Pellegrino

Le clip de «Belle demoiselle»:

Christophe Maé chante «Et je te vois», une chanson inédite pour son bébé né en mars:

Christophe Maé sera en concert le 20 juillet au Stade de Tourbillon, à Sion à 20h (loc.: TicketCorner et Fnac).

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