Italie: Mafia à la mairie de Rome: nouvelles arrestations
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ItalieMafia à la mairie de Rome: nouvelles arrestations

Six personnes, dont un cadre supérieur, ont été arrêtées mardi dans le cadre d'une enquête parallèle au démantèlement d'un réseau mafieux infiltré au sein de la mairie de Rome.

Selon un communiqué de la police financière romaine, ces arrestations font suite à la découverte d'appels d'offres présumés truqués, parmi lesquels le chantier pour la restauration en 2010 de l'aile du palais du Capitole, dite de Jules César, où se déroulent généralement les conseils municipaux de la capitale italienne.

L'une des personnes arrêtées est «un haut dirigeant de la surintendance des biens culturels» de la capitale italienne, qui gère notamment l'ensemble des sites archéologiques, selon les policiers. Cette personne aurait favorisé un entrepreneur, déjà impliqué dans «Mafia Capitale», l'enquête qui a éclaté en décembre.

Dans la foulée, Marco Vincenzi, le chef du groupe du parti démocrate (PD, gauche) de la région du Latium, dans laquelle se trouve la capitale italienne, a annoncé qu'il démissionnait de ses fonctions.

Demande de dissolution

Cette nouvelle affaire suscite des remous à Rome, où l'opposition de droite au maire Ignazio Marino réclame sa démission. Des voix s'élèvent même pour que la municipalité de Rome soit dissoute pour «infiltrations mafieuses» et sa gestion confiée à un fonctionnaire, ce que le président de l'Autorité nationale anti-corruption, Raffaele Cantone, a estimé «compliqué» à mettre en place.

La semaine dernière, environ 40 personnes, dont des responsables politiques locaux, avaient déjà été arrêtées, accusées, entre autres choses, de corruption et de fausses factures. Selon les médias italiens, les affaires de ce groupe criminel allaient de la gestion des ordures à la maintenance des espaces verts et à l'accueil des réfugiés, des secteurs bénéficiant d'importants fonds publics.

Une des pièces maîtresses du réseau était Luca Gramazio, ancien chef des élus de Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi, d'abord à la mairie de Rome puis à l'assemblée du Latium. Un ex-président du conseil municipal de Rome et membre du PD avait aussi été arrêté.

Le chef présumé du réseau est Massimo Carminati, passé par les groupuscules d'extrême-droite. Il a également été arrêté. (ats)

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