Magic System propage le virus du «bougerbouger»
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Magic System propage le virus du «bougerbouger»

Vendredi dernier, Magic System a assuré un show fédérateur entre les générations et les communautés.

Les quatre chanteurs originaires d'Abidjan, en Côte d'Ivoire, Salif «Asalfo» Traoré, Narcisse «Goudé» Sodoua, Etienne «Tino» Boué Bi et Adama «Manadja» Fanny ont proposé un showcase au Macumba d'une rare simplicité et avec un partage festif énorme.

Dès le premier son, la salle GK, archicomble, crie, et c'est parti pour quarante minutes de juke-box. Tout le monde a chanté non-stop. Si peu de personnes connaissent leurs noms de scène, Asalfo, Goudé, Tino et Manadja ont réinterprété les hits des six dernières années: «On n'sait jamais», chanté avec la star des ados Leslie, «Un gaou à Oran», mélange de rap et de raï chanté avec le groupe 113 et Mohamed Lamine, «La maladie du bouger bouger», sans oublier le carton de l'été dernier, «C chô, ça brûle», né de la rencontre avec Hakil, Cheb Bilal et Big Ali.

Les bonnes oreilles ont noté que la bande-son utilisée pour ce morceau a été remixée avec «Rock This Party», de Cutee B. Un petit clin d'œil du groupe à leur pote, qui se trouvait à Lausanne le même soir. Magic System a secoué toute l'assemblée composée de papas, de mamans, de cousins, de tontons et de groupes entiers de fans. Sans fioriture ni exploits athlétiques, ses chorégraphies mélangent tous les styles. Le chanteur principal, Asalfo, déclare inviter les gens à faire la fête et bouscule le public en répétant: «Cessa kié la vérité, non?»

Juan Caido

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