Actualisé 23.10.2012 à 08:44

Santé

Maigrir, ça dope la sexualité?

Les femmes fortes ont intérêt à perdre du poids si elles veulent booster leur désir. Voilà en gros ce que suggère une étude américaine...

de
Caroline Goldschmid
Il n'y a pas que le surpoids qui influe sur l'envie –ou non– de faire l'amour, selon le sexologue Thomas Will.

Il n'y a pas que le surpoids qui influe sur l'envie –ou non– de faire l'amour, selon le sexologue Thomas Will.

Une nouvelle recherche universitaire prétend que le fait de maigrir a un impact sur l'appétit sexuel des femmes, relève le «Daily Mail». Les participantes de l'étude réalisée par le Penn State College of Medicine devaient notamment remplir un questionnaire après avoir subi une intervention chirurgicale de type «bypass», pour perdre beaucoup de poids. Résultat: elles ont remarqué un effet direct sur leur libido, avec une forte augmentation du désir et de l'excitation sexuelle, indique le journal britannique.

Peut-on réellement affirmer qu'il faudrait perdre du poids pour voir son désir prendre l'ascenseur et, accessoirement, augmenter ses chances de tomber enceinte? «C'est un raccourci triste et mécanique, répond Thomas Will, thérapeute de famille à Genève. Je pense que l'être humain n'est pas une machine régie par les hormones.» Le désir sexuel n'est pas uniquement une affaire de kilos, selon le sexo­logue, qui estime que d'autres facteurs doivent être pris en compte, comme la relation au sein du couple et l'environnement de la personne. «Cette équation malheureuse n'inclut pas, par exemple, l'envie qu'elle­ a d'avoir envie», souligne le médecin.

Selon les chercheurs, la perte­ drastique de poids aurait également une conséquence indirecte sur la fertilité. Parce que ces femmes à la libido exacerbée auraient plus de rapports sexuels, et donc plus de chances de tomber enceintes. Par ailleurs, les auteurs de l'expérience ont voulu déterminer scientifiquement si un surpoids important engendrait une baisse de la fertilité. «Jusqu'ici, on pensait qu'obésité et troubles de l'ovulation étaient liés, a expliqué Richard Legro, responsable de l'étude. Mais nous avons constaté qu'une fois le poids perdu, la fertilité n'a pas été améliorée chez ces femmes, au niveau de l'ovulation.»

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